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Économie – Social

Bergerac : une pétition remise au patron d'Eurenco pour réclamer la création d'une unité de désamiantage

vendredi 22 juin 2018 à 15:19 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord

Le PDG d'Eurenco était en visite sur le site de Bergerac ce vendredi. L'occasion pour la CGT, le PCF et le Cerader notamment, de tenter de lui remettre une pétition de près de 3 000 signatures pour demander la création d'une unité de neutralisation de l'amiante

La CGT, le PCF, ou encore le CERADER militent pour installer chez Eurenco une unité pilote de neutralisation de l'amiante
La CGT, le PCF, ou encore le CERADER militent pour installer chez Eurenco une unité pilote de neutralisation de l'amiante © Radio France - Antoine Balandra

Bergerac, France

Y aurait-il un tout petit espoir pour que le projet d'unité de neutralisation de l'amiante sur le site d'Eurenco se réalise ? 

En tout cas la sous-préfète de Bergerac aurait dit être prête à organiser une réunion fin juillet avec les différents acteurs potentiels du projet. 

Ce vendredi,  une quarantaine de salariés, de syndicalistes CGT, de membres du CERADER (Collectif pour l'élimination rapide de l'amiante), et de militants du Parti Communiste se sont rassemblés devant l'usine Eurenco en milieu de journée en présence d'une délégation de cheminots.

La CGT, le PCF et le CERADER notamment se sont rassemblés devant l'usine Eurenco ce vendredi - Radio France
La CGT, le PCF et le CERADER notamment se sont rassemblés devant l'usine Eurenco ce vendredi © Radio France - Antoine Balandra

Pour une prise de parole à l'occasion de la venue du PDG d'Eurenco sur le site. Ils ont remis à la direction une pétition regroupant près de 3 000 signatures d'élus et de simples citoyens du bergeracois pour la réalisation du projet pilote d'unité de neutralisation de l'amiante. 

Projet qui pourrait à terme créer de l'emploi et pourquoi pas sauver le site aujourd'hui en difficulté (l'Allemagne a récemment annoncé qu'elle ne fournirait plus de poudre au site, car Eurenco a notamment pour client l'Arabie Saoudite).

Car pour l'instant, malgré un soutien quasi unanime des élus périgourdins et de la région, la direction continue de s'opposer à ce projet. Mais René Vincent, le président de l'association CERADER, veut garder l'espoir qu'elle reverra sa position.

Le site d'Eurenco à Bergerac - Radio France
Le site d'Eurenco à Bergerac © Radio France - Antoine Balandra

"Il ne faut plus attendre. L'amiante, c'est une question d'actualité. Il faut que l'on soit entendu. Je ne comprends pas, dans une entreprise où il y a eu 48 malades recensés par notre association, que l'on ai pas pris cette mesure pour ouvrir la porte dont nous avons besoin, mais nous restons optimistes" dit René Vincent

Besoin d'un soutien politique unanime

Une opposition de la direction que ne comprend absolument pas non plus Hervé Coustillas, administrateur CGT chez Eurenco pour les sites de Bergerac et de Sorgues.  

"Je ne comprends pas le refus catégorique de la direction, alors que cela peut créer des emplois... Je me pose des questions si ils veulent que ce site continue... Tous les salariés sont inquiets, nous la CGT, on dit toujours que l'on fait des conflits, mais là on supporte un projet pour créer des emplois !" dit Hervé Coustillas

Le site d'Eurenco à Bergerac qui produit des explosifs emploie aujourd'hui environ 175 personnes (en CDI). Et près de 300 si l'on prend en compte les salariés des entreprises alentours, dont Manuco.

Enfin les communistes eux aussi veulent continuer à y croire. Il ne manque qu'un soutien très crucial selon Julien Chouet, le secrétaire départemental, celui de Michel Delpon, le député La République en marche : "c'est à lui de nous recontacter, c'est lui qui a le pouvoir, il faut qu'il nous soutienne ouvertement" dit-il.