Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Retrouvez les résultats définitifs du second tour des Municipales, commune par commune

Tous les résultats

Berry : 25% des restaurateurs et cafetiers pourraient mettre la clé sous la porte, selon l'UMIH

-
Par , France Bleu Berry

L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie fait un constat alarmant en Berry : un quart des professionnels sont en très grande difficulté à cause du confinement et envisagent un redressement ou une liquidation judiciaire dans les prochains mois.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - Claire Leys

25% des restaurateurs et cafetiers berrichons sont en très grande difficulté à cause de la crise du coronavirus, au point de craindre de mettre la clé sous la porte dans les prochains mois. C'est le constat alarmant que fait l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) dans l'Indre et dans le Cher. "J'ai fait un sondage parmi tous les adhérents. Il y en a déjà 25% qui m'ont annoncé qu'ils ne pensent pas pouvoir absorber cette crise et qu'ils envisagent un redressement ou une liquidation judiciaire", déplore Véronique Gaulon, présidente de l'UMIH en Berry.

"Il faut donc vraiment soutenir notre secteur. Quand on voit qu'il y a un peu de monde en terrasse, on a l'impression que c'est reparti comme avant, mais les cafetiers et les restaurateurs ont été fermés trois mois, c'est-à-dire un quart de l'année. Et ce qu'ils ont perdu, c'est perdu", poursuit-elle. "Ce n'est pas comme quand on veut acheter une voiture. Ceux qui ne l'ont pas achetée pendant les trois mois de fermeture vont l'acheter après. Mais ceux qui ne sont pas venus dans les restaurants ou dans les bars pendant les trois mois ne vont pas consommer deux fois plus dans les mois qui viennent"

Incompréhension sur l'exonération des taxes terrasses à Châteauroux

Une inquiétude qui a donc fait réagir les restaurateurs castelroussins quand ils ont appris que le conseil municipal du mercredi 24 juin avait voté la réduction de 50% des taxes terrasses pour les professionnels. Ils espéraient plutôt une exonération totale de cette redevance pour l'année 2020, comme c'est le cas dans plusieurs villes de France. Selon Véronique Gaulon, c'est ce que la municipalité leur avait promis.

"Lors du confinement, j'avais contacté le maire de Châteauroux en lui disant que c'était assez catastrophique pour les cafés et restaurants. Dans son courrier de réponse, il y a une phrase qui explicite bien : "Dès la fin du confinement, l'ensemble des élus travaillera sur un plan municipal de relance pour les commerçants et entreprises, qui inclura notamment l'exonération des redevances d'occupation du domaine public comme vous le suggérez", explique la présidente de l'UMIH en Berry, citant un courrier que Gil Avérous lui a adressé pendant le confinement. Elle explique lui avoir demandé "l'exonération des taxes de terrasse à Châteauroux serait de 50% pour l’année 2020 aussi bien pour les terrasses annuelles que saisonnières"

Du côté de la mairie, on estime que c'est un malentendu. Chantal Monjoint, adjointe au maire de Châteauroux, en charge des commerces, explique que l'exonération des taxes des terrasses n'avait pas vocation à être poursuivie pendant toute l'année 2020. "Monsieur le maire a bien annoncé que c'était pendant tout le confinement, il avait dit qu'on regarderait après le pourcentage, il n'avait pas annoncé que c'était gratuit. Il n'a jamais parlé de gratuité. Ils n'ont peut-être pas bien compris", estime l'élue.

"En tout cas, je pense que nos prix de terrasse sont quand même raisonnables. Ils vont de 29 à 34 euros le mètre carré pour les terrasses estivales, et de 68,50 à 90 euros le mètre carré pour les annuelles. J'ose espérer que les commerçants vont bien travailler pendant l'été, ils ne rattraperont sûrement pas ce qu'ils ont perdu, mais je ne pense pas qu'ils fassent zéros de chiffre d'affaires. Je suis désolée qu'ils soient désolés, je leur souhaite une bonne saison", ajoute-t-elle.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu