Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Les papeteries Arjowiggins dans la tourmente

Bessé-sur-Braye : 300 emplois sur l'ancien site d'Arjowiggins

-
Par , France Bleu Maine

Deux ans après la fermeture de l'usine Arjowiggins et la suppression de 700 emplois, le groupe Kolmi Hopen va faire son arrivée à Bessé-sur-Braye, dans le Sud Sarthe. Gérald Heuliez, le directeur général, annonce dans un entretien à France Bleu Maine la création de 300 emplois d'ici 2023.

Gérald Heuliez, directeur général de Kolmi Hopen annonce la création d'un site de production de gants à usage unique à Bessé-sur-Braye, en Sarthe à partir de 2022
Gérald Heuliez, directeur général de Kolmi Hopen annonce la création d'un site de production de gants à usage unique à Bessé-sur-Braye, en Sarthe à partir de 2022 © Maxppp - Josselin Clair

C'est une nouvelle qui a eu un grand écho à Bessé-sur-Braye dans le Sud Sarthe : deux ans après la disparition de l'usine papetière Arjowiggins et la suppression de 700 emplois, un projet de production de gants à usage unique devrait voir le jour sur une partie du site de 45 hectares. C'est ce qu'annonce le groupe angevin Kolmi Hopen, spécialisé dans la production de masques chirurgicaux.  Ce dernier souhaite investir 40 millions d'euros pour s'installer sur place à partir de 2022 affirme le directeur général Gérald Heuliez, invité de France bleu Maine ce lundi matin.

France Bleu Maine : pourquoi avoir choisi la Sarthe pour ce projet de gants à usage unique ?

Gérald Heuliez : nous cherchions un site qui nous permette de démarrer les productions rapidement, pour répondre à la demande de marché importante et le site de Bessé-sur-Braye cochait toutes les cases. Un bâtiment haut, la maitrise de la gestion de l'eau en amont et en aval et puis les équipes sur place dédiées qui nous ont supportés depuis que nous avons lancé ce projet.

Le site de Bessé-sur-Braye cochait toutes les cases

La fermeture d'Arjowiggins et le licenciement des 700 salariés ont été un traumatisme important dans le Sud Sarthe. Vous avez conscience de l'immense attente que vous suscitez avec ce projet dans un bassin sinistré ?

C'est une nouvelle très positive pour toutes les personnes qui recherchent un emploi dans cette région. Nous allons démarrer l'activité au printemps 2022 avec, la première année, 150 à 200 personnes. Et puis notre plan d'investissement, lié à la recherche et développement, nous permettra d'atteindre assez vite 300 personnes sur le site. 

300 emplois, c'est conséquent. Ce sera à partir de 2023 - 2024, comme évoqué ?

En fait tout dépend des conditions de marché mais notre plan d'investissement et le bâtiment qui nous permet de réceptionner six à huit machines, nous permettra d'atteindre cet objectif fin 2023, oui.

Les anciens d'Arjowiggins pourront-ils être embauchés sur ce projet de gants ?

Bien sûr, bien sûr. Nous allons démarrer avec une cellule recrutement après l'été, en septembre. Nous sommes actuellement en plein recrutement pour des postes stratégiques comme responsable qualité, ressources humaines. Mais dès le mois de septembre, nous ferons savoir par voie de presse et avec les autorités locales comment prendre contact avec nous pour les premiers entretiens.

Est ce qu'il faudra des compétences spécifiques ? Les anciens d'Arjowiggins étaient dans la papeterie, pourront-ils faire des gants en nitrile sans formation ?

Il y aura évidemment plusieurs postes qui nécessiteront des formations, notamment des formations de contrôle sur ligne. Les compétences connues de ce site sont aujourd'hui autour du service maintenance. Tous les fluides et toute l'infrastructure sur un site de production en continu sont cruciaux. C'est donc vers ce type de compétences que l'on se tournera en premier lieu. Les machines arrivant en fin d'année, c'est avec les personnes les plus compétentes et les plus motivées, et je ne doute pas qu'il y en avait chez Arjo, que nous débuterons cette nouvelle aventure industrielle.

Nous allons relever le défi de réindustrialiser et produire en France

On connait Kolmi Hopen surtout pour la production de masques. Celle de gants à usage unique est une nouvelle activité pour vous. Quelles sont les perspectives de ce marché ?

Nous vendons ces gants depuis plus de 20 ans dans le monde du médical et de l'agroalimentaire. Mais comme le monde entier, nous dépendions des productions d'Asie du Sud Est. Et c'est avec plaisir que nous allons relever le défi de réindustrialiser et de produire en France pour une meilleure souveraineté sur ces dispositifs médicaux cruciaux.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess