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Dossier : Les papeteries Arjowiggins dans la tourmente

Bessé-sur-Braye : la ministre de l'Industrie visite la future usine de gants sur l'ancien site d'ArjoWiggins

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

La ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, était en visite dans la Sarthe ce mercredi. Elle s'est notamment rendu sur l'ancien site d'ArjoWiggins à Bessé-sur-Braye, où une nouvelle usine de gants médicaux en nitrile va voir le jour au printemps 2022.

La ministre de l'Industrie aux côtés de la présidente de la région et du directeur général de Kolmi-Hopen
La ministre de l'Industrie aux côtés de la présidente de la région et du directeur général de Kolmi-Hopen © Radio France - Raphaël Cann

C'est une nouvelle qui avait suscité beaucoup d'espoir et de soulagement à Bessé-sur-Braye : une usine de gants médicaux en nitrile va s'installer sur une partie de l'ancien site de l'usine papetière d'ArjoWiggins, fermée en 2019. Pour l'occasion, la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, s'est rendu sur place ce mercredi 26 mai.

Cette usine du groupe angevin Kolmi-Hopen, producteur de masques, doit démarrer sa production au printemps 2022 avec l'objectif de produire plus de deux milliards de gants par an à destination du secteur hospitalier, dentaire, mais aussi agroalimentaire. A la clé : entre 150 et 200 emplois la première année puis 300 à terme.  

Ce projet a été soutenu par les pouvoirs publics : sur les 40 millions d'euros d'investissements, 5 millions proviennent de la région Pays-de-la-Loire et 10 millions de la part de l'État. Outre la réindustrialisation du site après la fermeture d'ArjoWiggins et le licenciement de 700 salariés, ce sera la seule usine de gants médicaux en France. 

"Cette entreprise nous a proposé un projet qui cochait toutes les cases : produire un produit dont on a été à court pendant la crise sanitaire et dont on consomme des quantités importantes toute l'année, avec une compétitivité qui nous garantira la viabilité du projet." - Agnès Pannier Runacher, ministre déléguée en charge de l'industrie

Pour le moment, les gants médicaux sont produits presque exclusivement en Asie du Sud-Est, et notamment en Malaisie. L'une des raisons qui ont poussé Kolmi-Hopen a choisir la Sarthe pour s'implanter était notamment la possibilité de démarrer la production rapidement. 

"Ils ont augmenté leurs prix de vente par sept depuis le début de la crise. Evidemment, ça va redescendre, alors c'est mieux qu'on soit présent commercialement au printemps pour les contrats avant qu'ils ne reviennent à des prix trop agressifs", précise Gérald Heuliez, le directeur général de Kolmi Hopen.

La fin de l'ère du papier

Cet usine ne prendra que 20% de la surface du site, détenu par l'entreprise Paper Mill Industries. Plusieurs projets sont évoqués : l'implantation d'un datacenter, d'une ferme photovoltaïque ou encore de la production d'hydrogène, "mais sauf surprise, pas de papier", précise son président Pierre Petit, une activité pas assez viable.

"Il faut savoir tourner la page, l'activité papetière c'était beaucoup de petites unités par le passé qui ferment les unes après les autres. L'usine du Bourray reste, c'est tant mieux, mais ce n'est pas parce que eux marche qu'on aurait marché", ajoute-t-il.

Un projet de reprise du site pour produire du papier recyclé avait pourtant été présenté par l'association "Action citoyenne pour l'intérêt général", constituée d'anciens salariés d'ArjoWiggins et soutenue par la CGT. "C'est un véritable gâchis industriel", selon Didier Jousse, le secrétaire général du syndicat dans la Sarthe. 

"Aujourd'hui, on est obligé d'importer du papier d'Allemagne ou d'Espagne parce qu'on a pas d'usine française en capacité d'en produire assez. On ne peut pas se satisfaire de l'arrivée d'une activité si ça se fait au détriment d'une autre", conclut le syndicaliste. 

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