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Économie – Social

Bessé-sur-Braye : un petit coup de pouce et un maigre espoir pour la papeterie Arjowiggins

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Par , France Bleu Maine

Les anciens salariés de la papeterie de Bessé-sur-Braye liquidée au printemps vont pouvoir bénéficier d'une indemnité de licenciement supplémentaire. Et les machines vont rester sur place jusqu'à fin octobre, afin de laisser la porte ouverte à un éventuel projet de reprise.

Devant l'usine de Bessé-sur-Braye
Devant l'usine de Bessé-sur-Braye © Radio France - Ruddy Guilmin

Bessé-sur-Braye, France

Une poignée de salariés veille encore sur le site et expédie au fur et à mesure les 7.000 tonnes de papier encore à vendre qui s'y trouvent. D'autres, une soixantaine, ont déjà retrouvé du travail ailleurs. Mais la plupart des ex-Arjos restent suspendus aux ultimes soubresauts du dossier. Ce lundi, plus de quatre mois après la liquidation de l'entreprise, ils étaient près de 200 réunis dans la cour de l'usine pour écouter leur avocat, Thomas Hollande.

Une indemnité de licenciement supplémentaire

Ce dernier est venu présenter le "protocole transactionnel". Un texte négocié avec le mandataire judiciaire chargé de la liquidation au vu des irrégularités constatées lors de la procédure, notamment des mouvements de fonds illégaux entre les filiales du groupe dans la période allant de la cessation de paiement au placement en redressement judiciaire. "C'est un dispositif exceptionnel, précise l'avocat, qui va permettre aux salariés licenciés de bénéficier d'une indemnité de licenciement supplémentaire." En moyenne autour de 10 000 €, afin de les aider à rebondir, "pour s'acheter une voiture ou passer le permis".

Trouver un repreneur d'ici fin octobre ?

Avec ce protocole, le mandataire et l'AGS (Assurance de garantie des salaires) débloquent une enveloppe de 8 millions d'euros. Autre engagement : celui de conserver les machines sur le site jusqu'à fin octobre... Dans l'espoir, toujours, de relancer l'usine. "Ça nous laisse les mois de septembre et octobre pour tenter de trouver des débouchés, des études sont en cours, plusieurs projets industriels peuvent être développés ici... Même si ce ne sera pas facile", assure l'avocat.

Un collectif citoyen se penche sur la question, des anciens salariés planchent également et des visites de potentiels investisseurs ont même eu lieu... Mais rien de concret à ce stade explique Christophe Garcia, délégué CFE-CGC : "S'il y a un projet alléchant, qui nécessite 20 millions d'euros et qui peut être rentable en deux ans, ça peut attirer un investisseur. Maintenant, s'il faut mettre 50 millions et attendre 5 ans, je ne vois pas quel industriel pourrait se lancer..."

En contre-partie de ce protocole, les salariés s'engagent à ne pas bloquer le site et à laisser sortir tout le petit matériel et les marchandises. Pour l'entériner, il faudra au moins 450 signataires (sur 570 salariés). Par ailleurs, les salariés qui le souhaitent peuvent s'associer à la procédure judiciaire lancée à l'encontre de l'ancien patron d'Arjowiggins et du groupe Sequana, Pascal Lebard, et de la BPI (Banque publique d'investissement), qui avait injecté dans le groupe plus de 200 millions d'euros.