Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Bessines-sur-Gartempe : l'unique potentiel repreneur de Steva retire son offre

lundi 11 février 2019 à 11:35 Par Alain Ginestet, France Bleu Limousin et France Bleu Creuse

Selon le syndicat Force Ouvrière, le groupe italien OMA a fait savoir ce lundi matin qu'il retirait son offre de reprise de l'entreprise Steva qui est en redressement judiciaire depuis plusieurs mois. OMA était, à ce jour, la seule entreprise en lice pour la reprise du sous-traitant automobile.

L'usine Steva de Bessines-sur-Gartempe (image d'archives)
L'usine Steva de Bessines-sur-Gartempe (image d'archives) © Radio France - Françoise Ravanne

Bessines-sur-Gartempe, France

Stupeur ce matin à Bessines-sur-Gartempe, dans le Nord de la Haute-Vienne. Le groupe italien OMA a retiré son offre de reprise de Steva, selon le syndicat Force Ouvrière. OMA était la seule entreprise connue en lice pour la reprise du sous-traitant automobile haut-viennois, qui est en redressement judiciaire depuis plusieurs mois. 

"Ils restent à l'écoute, mais se retirent, c'est officiel" explique à France Bleu Limousin le délégué FO de Steva, Bruno Grimaux qui souhaite à présent que ce retrait créé un électrochoc pour sortir l'entreprise de ce mauvais pas. 

Force Ouvrière veut une réunion d'urgence à Bercy

"On a aussitôt appelé l'Etat, le Préfet, la Région, le Ministère de l'Economie, on a averti tout le monde", poursuit-il, indiquant que "s'il n'y a pas une réunion à Bercy rapidement, avec tous les acteurs et nos clients pour qu'on puisse trouver une autre solution et un autre repreneur, ça va être un GM&S 2 ici, ça va péter (...)" explique encore Bruno Grimaux qui dit envisager éventuellement un blocage du site, ce qui serait une première depuis le placement en redressement judiciaire de l'entreprise.

Le retrait d'OMA créé d'autant plus la surprise que les industriels italiens s'étaient engagés, lors d'une audience au tribunal de commerce de Lyon le 22 janvier dernier, à préserver 83 emplois sur les 110 que compte actuellement le site. C'était même mieux que l'offre sociale initiale, qui prévoyait de garder seulement 65 personnes. 

Un coup de bluff ?

Seulement voilà, la question du loyer à verser aux propriétaires des murs a toujours été un point de blocage. Un prétexte, estime aujourd'hui Bruno Grimaux : "Ces messieurs veulent la SCI (NDLR: Société Civile Immobilière) à 1 euro, ils veulent de l'argent de la Région, en fait ils veulent l'entreprise pour rien du tout" tempête le délégué FO. "Peut-être qu'ils la jouent au bluff, poursuit-il, peut-être qu'ils se retirent officiellement pour revenir quand il n'y aura plus personne, pour dire : il n'y a plus personne, maintenant vous nous donnez tout" déplore Bruno Grimaux, qui prévient : "leur petit jeu nous fout dans une merde psychologique avec les salariés très compliquée , parce que les salariés ici sont abattus, les gens en ont marre et je vous rappelle que ça fait neuf fois" dit Bruno Grimaux en faisant allusion aux nombreuses péripéties qui ont jalonné la vie de l'entreprise, avec des mises en redressement et des reprises à répétition.