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Économie – Social

Paris va bientôt ouvrir deux camps de réfugiés dans la capitale

mercredi 27 juillet 2016 à 20:37 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris

Ce n'est pas un, mais deux camps de réfugiés qui vont ouvrir dans paris d'ici la mi-septembre. Ils pourront accueillir jusqu'à 800 personnes. Une première en Europe.

Paris veut en finir avec les camps de fortune, comme ici dans le XVIII ème arrondissement début juin.
Paris veut en finir avec les camps de fortune, comme ici dans le XVIII ème arrondissement début juin. © Maxppp - Guillaume Georges

Paris, France

Ce ne sera pas un, mais deux camps de migrants qui vont ouvrir à Paris d'ici la mi-septembre. La mairie a choisi deux terrains pour implanter ce camp humanitaire aux normes de l'ONU. Des camps de réfugiés en pleine capitale, c'est une première en Europe.

Au Nord et dans le Sud-Est de Paris

Le site implanté au Nord de la capitale, près de la porte de la Chapelle accueillera surtout des hommes seuls, tandis que celui situé au Sud-Est de Paris hébergera des publics plus fragiles : des femmes seules et des familles avec enfants. Sur les deux sites, les réfugiés pourront commencer leurs demandes de droit d'asile. Ils auront accès à des soins médicaux et psychologiques, et pour les femmes, à des consultations gynécologiques. Chaque site comptera un réfectoire et des sanitaires communs.

Gare routière

Le but, c'est que les réfugiés restent quelques jours sur place, avant de rejoindre un centre d'hébergement d'urgence en bus, dès qu'une place se libère. Une petite gare routière sera même créée sur le site Nord. Les centres seront gérés par des associations et des ONG. La ville dévoilera la liste des partenaires à la mi-août, en même temps que les emplacements. Pour l'instant, les lieux sont tenus secrets : les travaux ont commencé, mais la ville ne veut pas que des squatters occupent les terrains. C'est aussi une manière d’éviter la fronde des riverains, même si la municipalité garantit que les camps ne sont pas à proximité immédiate de logements.

Moins cher que la gestion des camps de fortune

Les deux sites ouvriront avec 200 personnes, avant de monter à 800 réfugiés d'ici quelques mois. Ils coûteront entre 5 et 10 millions d'euros par an, fonctionnement compris. C'est beaucoup moins que le coût de la gestion actuelle de la crise migratoire : 14 millions l'an dernier, 80 millions pour les mineurs isolés dépensés par la municipalité.