Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Bientôt la fin de FrancÉole à Longvic?

-
Par , France Bleu Bourgogne

Les 61 salariés de FrancÉole à Longvic pourraient se retrouver au chômage début juillet. Ce jeudi 27 juin 2019 le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône doit prononcer la liquidation judiciaire de la société. FrancÉole a connu 3 redressements judiciaires en 12 ans d'existence.

"Cette fois ça sent vraiment la fin" : Imad Khouadri, délégué du personnel CFDT
"Cette fois ça sent vraiment la fin" : Imad Khouadri, délégué du personnel CFDT © Radio France - Thomas Nougaillon

Longvic - France

Vers la liquidation judiciaire de l'entreprise FrancÉole à Longvic. Depuis février dernier, le seul et unique fabricant Français de mâts d'éoliennes en métal en est à son troisième redressement judiciaire. C'est le dépôt de bilan d'un gros client dans l'Yonne, début avril, qui a précipité la chute de la société longvicienne. 

La liquidation pourrait être prononcée jeudi 27 juin

Début mai FrancÉole a été contrainte de placer ses 61 salariés au chômage technique. Les candidats à la reprise de FrancÉole avaient jusqu'au 17 juin dernier pour présenter leurs offres. Mais aucune n'est venue. Une nouvelle audience devant le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône est prévue jeudi 27 juin prochain. 

Imad Khouadri, délégué du personnel CFDT chez FrancÉole

Derrière l'usine une dizaine de mâts d'éoliennes usinés pour un client qui a mis la clé sous la porte il y a deux mois, précipitant la chute de FrancÉole - Radio France
Derrière l'usine une dizaine de mâts d'éoliennes usinés pour un client qui a mis la clé sous la porte il y a deux mois, précipitant la chute de FrancÉole © Radio France - Thomas Nougaillon

"On n'a plus espoir d'être rachetés"

Les délégués du personnel et la direction en sont persuadés, sauf coup de théâtre, il va prononcer la liquidation judiciaire.  Imad Khouadri, délégué du personnel CFDT chez FrancÉole est extrêmement lucide à ce sujet. "Cette fois-ci ça sent vraiment la fin. On n'a plus espoir d'être rachetés. Ou alors peut-être par miracle mais pas par une entreprise du secteur éolien". 

Un marché compliqué et une concurrence féroce

Les difficultés remontent à loin explique Imad Khouadri. "On a toujours été en difficulté parce que le marché de l'éolien est un peu compliqué ces dernières années avec une énorme concurrence venue de pays comme le Portugal, l'Allemagne ou l'Espagne qui bradent un peu leurs prix. On a essayé de nous adapter en baissant un peu les nôtres mais même comme cela on reste beaucoup plus chers que nos concurrents."

Au bout du tunnel la liquidation? Sophie Haag directrice de FrancÉole - Radio France
Au bout du tunnel la liquidation? Sophie Haag directrice de FrancÉole © Radio France - Thomas Nougaillon

"L'avenir est grandement compromis" reconnaît la directrice

Du côté de la directrice générale de FrancÉole, Sophie Haag, c'est le même son de cloche. "L'avenir est grandement compromis puisque aucun repreneur ne s'est manifesté pour répondre à l'appel d'offres de l'administrateur. L'administrateur qui a même demandé la conversion du "redressement" en "liquidation". Le tribunal est souverain pour prendre sa décision mais la liquidation se rapproche à grands pas".  

Sophie Haag

Osman Benyahia, délégué du personnel CFDT - Radio France
Osman Benyahia, délégué du personnel CFDT © Radio France - Thomas Nougaillon

L'actionnaire a laissé l'entreprise "à l'abandon" disent les syndicats

Depuis septembre 2017, la société FrancÉole, qui a changé trois fois de mains depuis sa création en 2007, appartient au fonds d'investissement Nimbus (Pays-Bas). La CFDT accusait début mai l'État et cet actionnaire principal d'avoir  laissé FrancÉole "à l'abandon". Les carnets de commande de l'entreprise sont vides. 

Notre reporter explique la situation dans cette entreprise

La situation s'est dégradée au second semestre 2018

La situation s'est dégradée au second semestre 2018 quand Vestas,  numéro 1 mondial du secteur et principal installateur en France, a freiné ses commandes. Enfin la perte d'un client Allemand, qui a déposé le bilan, a précipité la fin de FrancÉole qui a produit des mâts sans être payé.