Économie – Social

Billets d'avion : les sites comparateurs de prix dans le collimateur du gouvernement

Par Thibaut Lehut, France Bleu mercredi 11 février 2015 à 17:02

Les sites ne tenaient pas compte des frais de dossier ou des surcoûts de bagage ou d'assurance.
Les sites ne tenaient pas compte des frais de dossier ou des surcoûts de bagage ou d'assurance. © Maxppp

La secrétaire d'Etat à la consommation a annoncé ce mercredi que la répression des fraudes allait accentuer le contrôle des sites internet qui permettent de comparer les prix des billets d'avion. En cause : des "de nombreuses tromperies" sur le coût réel de ces billets.

La DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des  fraudes) "a détecté de nombreuses tromperies dans les prix affichés par les comparateurs" de prix des billets d'avion. C'est ce constat, formulé ce mercredi par Carole Delga dans le journal Le Parisien, qui va pousser l'organisme de contrôle à accentuer sa vigilance. Selon le journal, la DGCCRF a déjà dressé neuf procès-verbaux contre certains de ces sites, car ils avaient affiché des prix qui ne tenaient pas compte des frais de dossiers et des surcoûts de bagages ou d'assurance. "C'est illégal" même si c'est "une pratique quasiment généralisée" , a expliqué Carole Delga, en rappelant que "les consommateurs ont donc payé des prix supérieurs aux tarifs qui leur avaient été initialement annoncés" .

Neuf procès-verbaux

Les contrôles de la DGCCRF vont donc renforcés "dans les mois à venir" . Les procès-verbaux ont quant à eux été "transmis au procureur de la République" et cinq ont déjà abouti, explique Le Parisien qui a joint le ministère de l'Economie et des Finances. "Pour éteindre ces poursuites pénales, ces comparateurs ont préféré reconnaître leurs fautes et signer des transactions avec la justice en payant entre 100.000 et 150.000 euros" , écrit le journal. Les autres comparateurs ont de leur côté "déjà modifié ou modifient actuellement leurs règles d'affichage" , assure la secrétaire d'Etat.Dans d'autres secteurs où les comparateurs de prix sont actifs, comme celui de l'assurance ou de l'hôtellerie, il n'a pas été relevé d'irrégularités du même genre.