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Blainville-sur-Orne : Renault Trucks a relevé la tête six mois après le confinement

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Le 17 mars dernier la France basculait dans le confinement. Période inédite et pleine d’inconnue pour l’industrie. Le constructeur de camion Renault Trucks a retrouvé un rendement comparable à l’avant-crise dans son usine aux portes de Caen.

Soixante-dix camions sortis des chaînes par jour. L'usine Renault Trucks de Blainville-sur-Orne a retrouvé sa production d'avant-confinement
Soixante-dix camions sortis des chaînes par jour. L'usine Renault Trucks de Blainville-sur-Orne a retrouvé sa production d'avant-confinement © Radio France - Didier Charpin

Les chaînes de montages (re)tournent normalement dans les ateliers de Renault Trucks. Et c’est un soulagement pour les dirigeants du fabricant de camion installé à Blainville-sur-Orne (Calvados). Soixante-dix véhicules sont produits tous les jours, ce qui correspond au volume qui précédait le confinement, imposé le 17 mars dernier. 

Le creux de la vague puis le rebond

Nous avons fermé pendant six semaines” rembobine Christophe Loyer, le directeur du site calvadosien. “Puis la reprise a été très progressive, parce que nos fournisseurs étaient aussi en phase de redémarrage”. Et des fournisseurs, il y en a beaucoup pour nourrir cette usine de Blainville-sur-orne qui a besoin de 20 000 pièces différentes pour concevoir ses camions. Un gigantesque mécano assemblé par 2 000 salariés, dont 1 700 en CDI. Là-aussi les effectifs ont retrouvé un volume comparable à la période qui a précédé le confinement.

L’entreprise a aussi dû mettre en place des normes sanitaires adaptées à la nouvelle situation. Achat de masques, de gel hydroalcoolique, définition de sens de circulation et distanciations dans la mesure du possible. “Des mesures indispensables. Une vraie priorité qui a un coût de plusieurs centaines de milliers d’euros par mois” observe le directeur. 

Difficile de garder des distances sur des chaînes de montage. Renault Trucks affirme dépenser "plusieurs centaines de milliers d'euros par mois" pour son protocole sanitaire.
Difficile de garder des distances sur des chaînes de montage. Renault Trucks affirme dépenser "plusieurs centaines de milliers d'euros par mois" pour son protocole sanitaire. © Radio France - Didier Charpin

Les chaînes relancées, Renault Trucks a pu honorer les commandes passées avant le confinement. Puis Christophe Loyer a constaté, avec satisfaction, “de nouvelles commandes arriver. Oui c’est une petite victoire d’être revenu à ce niveau d’avant-Covid. Souvenez-vous, il y avait tellement d’incertitudes au printemps !”.

Le marché porteur du e-camion

Pour l’heure le carnet de commande offre une visibilité de deux mois. L’usine s’appuie sur sa nouvelle carte maîtresse : la production de camions électriques. “C’est un marché nouveau ! Nous avons été précurseurs dans le domaine. Nous avons démarré ce produit en série quelques jours avant le Covid. C'est un marché qui est amené à s'étoffer” détaille le directeur.

Christophe Loyer (à gauche, micro en main) lors d'une visite d'usine avec Hervé Morin, le Président de Normandie
Christophe Loyer (à gauche, micro en main) lors d'une visite d'usine avec Hervé Morin, le Président de Normandie © Radio France - Didier Charpin

Les e-camions sont plus chers à l’achat que les véhicules thermiques. Mais Christophe Loyer estime que cette identité électrique donne un gage de sérénité pour l’usine calvadosienne. “Aujourd’hui il n’y a plus une entreprise, une collectivité, qui n’a pas l’écologie en tête. Les décisions ne sont plus les mêmes au moment de choisir ses camions”. Ces Poids-Lourds offrent une autonomie de 80 à 200 km. Utiles, par exemple, pour les tournées des camions-bennes ou d’autres usages quotidiens sur de courtes distances. 

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