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Économie – Social

Blanquefort : la CFDT propose de faire un "échange" entre salariés de Ford et de Getrag

lundi 11 mars 2019 à 5:10 Par Fanette Hourt, France Bleu Gironde et France Bleu

Le syndicat propose de remplacer des salariés de Getrag proche de la retraite par des salariés licenciés de chez Ford. La CFDT espère que le gouvernement va évoquer cette piste avec les dirigeants de l'entreprise au cours de leurs prochaines discussions.

Le site de l'usine Ford à Blanquefort.
Le site de l'usine Ford à Blanquefort. © Maxppp - Maxppp

Blanquefort, France

La CFDT de Getrag espère avoir trouvé un plan B pour les salariés licenciés de Ford. En effet, le plan social de Ford a été validé lundi dernier. Les 850 salariés de l'usine vont donc soit partir en pré-retraite, soit être licenciés. Mais le syndicats de Getrag, l'entreprise jumelle de Ford à Blanquefort, propose une porte sortie.

Cette usine fabrique elle aussi des boites de vitesse et appartient à 50% à Ford. Les salariés ont donc les mêmes compétences. L'idée de la CFDT serait donc de faire un "échange" d'employés entre Getrag et Ford.

Remplacer des pré-retraités par des plus jeunes

Il s'agirait "d'échanger" les salariés de Getrag qui pourraient partir en pré-retraite et les salariés de Ford qui, eux, sont trop jeunes pour bénéficier de cette option, et qui vont donc se retrouver au chômage une fois le PSE achevé. Une centaine de personnes pourraient être ainsi échangées.

Raphaël Pellon, délégué syndical à la CFDT.

"On a des gens qui ont plus de 30 ans de boîte, qui sont usés par l'usine", décrit Raphaël Pellon, délégué syndical à la CFDT. "Donc on s'est dit, pourquoi pas faire une pierre deux coups : laisser partir nos anciens dans une retraite bien méritées, et récupérer ces jeunes qui seront sans emplois demain, et qui ont peut-être des familles, des crédits... Cela leur permettrait d'avoir un point de chute", explique-t-il.

Le problème du coût

Sur le papier, cette proposition semble plutôt alléchante. Mais le plus gros frein reste le coût. Non seulement, il faudrait que Ford finance des pré-retraites supplémentaires, soit 70% de salaires payés jusqu'à la retraite pour potentiellement une centaine de personnes ; mais en plus, il y a peu de chance pour que les salariés de chez Ford acceptent de partir sans être licenciés et donc sans toucher la prime de départ. Ford paierait donc deux fois

Francis Wilsius, conseiller régional de la Nouvelle-Aquitaine et un ancien salarié de Ford et de Getrag.

"Cela a un coût, que j'estime à peu près à une vingtaine de millions d'euros" - Francis Wilsius, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine et ancien salarié de Ford et de Getrag

"Quand on sait que pour avoir 20 millions d'euros pour la revitalisation, cela fait six mois que le gouvernement bataille... Je suis très réservé sur l'aboutissement de cette revendication. Mais si on ne demande pas, on n'aura pas", explique Francis Wilsius.

Mais la CFDT compte sur le besoin de Ford de se racheter une image. Et si cela ne concerne au final qu'une trentaine de salariés, ce serait toujours ça de pris, pour le syndicat. La CFDT compte maintenant sur ses représentants nationaux pour faire remonter le message au gouvernement, qui négocie directement avec Ford.