Économie – Social

Mélenchon à General Electric : Émilie Chalas, députée LREM, dénonce une "récupération politique"

Par Simon De Faucompret, France Bleu Isère mercredi 11 octobre 2017 à 8:47

Depuis l'Assemblée nationale, la députée LREM Émilie Chalas a précisé le plan concernant General Electric à Grenoble.
Depuis l'Assemblée nationale, la députée LREM Émilie Chalas a précisé le plan concernant General Electric à Grenoble. © Radio France - Léopold Strajnic

Après une semaine de blocage du site grenoblois de General Electric suite à une annonce de plan social, Émilie Chalas précise la stratégie du gouvernement à ce sujet. Concernant les visites politiques sur place, la députée LREM déplore des manœuvres stériles.

La menace pesait sur les 800 salariés de General Electric depuis le mois de juillet : un plan social, annoncé par la direction, prévoit la suppression de 345 postes sur l'usine de Grenoble. "Avec les syndicats, la direction de GE et le gouvernement, nous sommes en lien étroit avec le sujet", assure Émilie Chalas, députée iséroise de la majorité, ce mercredi 11 octobre à l'antenne de France Bleu Isère.

La députée de la 3ème circonscription native d'Échirolles avait jusqu'alors peu communiqué sur ce sujet brûlant. "Nous avons fait le choix de ne pas s'étaler dans les médias", se justifie-t-elle. "Nous avons préféré œuvrer sur le fond."

"C'est de la récupération politique, (...) de l'esbroufe sur la souffrance des gens"

Depuis mercredi 4 octobre, quelque 200 salariés mécontents bloquent donc l'accès au site en guise de protestations, empêchant la tenue d'un comité d'entreprise et le bon fonctionnement de la production. Prolongée jusqu'à ce mercredi 11 octobre, cette action a entraîné la visite de Jean-Luc Mélenchon, député de "la France Insoumise", qui fait suite à celle d'Arnaud Montebourg le lundi 2 octobre.

"Je me désespère des récupérations politiques faites depuis la semaine dernière", réagit Émilie Chalas. "Ce ne sont pas messieurs Mélenchon et Montebourg qui proposeront des solutions constructives." Elle n'est d'ailleurs pas tendre envers le député de "la France Insoumise", jugé et autoproclamé premier opposant d'Emmanuel Macron : "Jean-Luc Mélenchon n'est pas président. Nous le remercions pour ses idées, mais elles n'ont pas été retenues par les Français."

Côté gouvernement, les choses sont en mouvement, ajoute-t-elle. "Nous tenons nos engagements. Les syndicats seront reçus demain [jeudi 12 octobre, NDLR] par Bruno Le Maire. La direction de GE le sera la semaine prochaine."

Réécouter Émilie Chalas dans la matinale France Bleu Isère du mercredi 11 octobre 2017.