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Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Blocage des raffineries et des dépôts pétroliers : y a-t-il un risque de pénurie d'essence ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

En plein conflit contre la réforme des retraites, la CGT-Chimie espère bloquer les huit raffineries de France et les terminaux et dépôts pétroliers pendant quatre jours, ce qui fait resurgir le spectre d'une pénurie de carburants. Mais y a-il vraiment un risque de pénurie ?

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. © AFP - Frédéric Scheiber

Après plus d'un mois de grève contre la réforme des retraites, la fédération CGT-Chimie a appelé à bloquer les raffineries et les dépôts de carburants à partir de ce mardi. "Pas une goutte d'hydrocarbure ne doit sortir des sites pétroliers", peut-on lire sur les tracts. "Sept raffineries sur huit sont en grève", a affirmé ce mardi sur franceinfo Emmanuel Lépine, le secrétaire général de la FNIC CGT. Mais y a-t-il vraiment un risque de pénurie de carburant ?

Le gouvernement se veut rassurant 

Quand le gouvernement dit "pas d'inquiétude", il a des arguments. Pour Elisabeth Borne, "l’approvisionnement des stations-service se fait à partir de 200 dépôts, donc il n’y a aucun problème d’approvisionnement des stations-service. Il n’y en a pas aujourd’hui et il n’y en aura pas demain", et elle affirme : "Nous avons des stocks pour fournir les Français pendant trois mois." C'est vrai : jusqu'à présent, le conflit social, le blocage des raffineries et dépôts, n'a eu qu'un impact limité sur les réserves, selon l’Union française des industries pétrolières. Pour l'instant, il n'y a donc pas de risque, mais qui peut dire si ça ne serait pas le cas après plusieurs semaines blocages massifs ?

Des perturbations, mais pas d'arrêt de l'approvisionnement 

Alors justement est-ce que la grève qui commence dans sept des huit raffineries peut changer la donne ? Dire que ça n'aurait pas d'impact serait faux. Ça va perturber, c'est d'ailleurs ce que veut la CGT de la Chimie. Mais ça ne mettra pas pour autant l'approvisionnement à l'arrêt, car il faut savoir que les raffineries françaises produisent environ la moitié du carburant consommé dans le pays. Le reste est importé et arrive par les ports de Saint-Nazaire, du Havre et de Marseille. Les stations-services seront toujours alimentées, plus difficilement, plus lentement.

Des pleins de précaution motivés par la peur

Il y aura donc des stations-services en rupture de stock, mais pas de quoi s'inquiéter pour autant, car ces ruptures sont souvent temporaires. Les délais d'approvisionnement sont plus long et dans un tel contexte, certaines stations plus stratégiques seront privilégiées : sur les autoroutes par exemple, contrairement à des petites stations de village. Le véritable problème, c'est nous, automobilistes et notre peur de manquer, de ne pas pouvoir aller au travail, de ne pas pouvoir faire nos courses. 

Le simple fait d'entendre "risque de pénurie" entraîne frénétiquement les automobilistes vers les stations pour faire un plein de précaution. Tout comme le fait de voir des gens faire la queue des heures pour atteindre une pompe, ou les voir remplir des bidons. C'est cette peur, ce sentiment de manque irrationnel, qui provoque la pénurie.

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