Économie – Social

Blocage des routiers en Ile-de-France: rassemblements à Gennevilliers, Grandpuits et Coignières

Par Martine Bréson, France Bleu Paris lundi 25 septembre 2017 à 8:25 Mis à jour le lundi 25 septembre 2017 à 9:04

Blocage des routiers (illustration)
Blocage des routiers (illustration) © Radio France - Radio France

La mobilisation des routiers contre la réforme du Code du travail a commencé ce lundi matin en Ile-de-France. Un barrage a été mis en place au port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) mais aussi à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) et au dépôt d'hydrocarbures de Coignières (Yvelines).

Les routiers ont donné le coup d'envoi de leur grève ce lundi matin dans toute la France. L'appel a été lancé par la CGT et FO. Le mouvement, destiné à protester contre la réforme du Code du travail, est reconductible. Les routiers ont annoncé qu'ils allaient bloquer ou perturber la circulation sur certaines routes. Ils ont aussi indiqué qu'ils allaient cibler des dépôts de carburant.

Mobilisation en Ile-de-France

Frabrice Michaud, numéro 2 de la CGT transport, était l'invité de France Bleu Paris ce lundi matin. Il a indiqué que des points de rassemblements et de blocages avaient été mis en place au port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Il y aurait une quarantaine de routiers sur place. Ils tenteraient de bloquer la raffinerie. Rassemblement aussi à Grandpuits (Seine-et-Marne). Les forces de l'ordre sont sur place. Les routiers se seraient aussi rassemblés au dépôt d'hydrocarbures de Coignières (Yvelines), l'un des plus importants de la région parisienne.

Les revendications des routiers

Pour la CGT, la signature des ordonnances qui réforment le Code du travail est une "provocation". Les organisations de chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes et le plafonnement des indemnités prud'homales.

La question des salaires dans le secteur des transports de matières dangereuses est aussi sur la table des négociations.

En revanche, les syndicats ont obtenu de l'Etat un engagement ferme sur le maintien du dispositif de retraite anticipée propre à la profession.