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Économie - Social

Blocus maritime : des conséquences sur l’économie corse

Des ports bloqués, qui tournent au ralenti, des rayons de supermarchés qui ne sont plus approvisionnés et commencent à se vider, le mouvement social qui touche la compagnie maritime Méridionale depuis plus d’une semaine a des conséquences sur l’économie insulaire privée de service public.

Auparavant, les conflits sociaux au sein de la SNCM avaient occasioné d'importants problèmes d'approvisionnement aux commerces insulaires
Auparavant, les conflits sociaux au sein de la SNCM avaient occasioné d'importants problèmes d'approvisionnement aux commerces insulaires © Maxppp - maxppp

Corse, France

Les rotations de navires sont perturbées depuis plus d’une semaine et le début du conflit social au sein de la Méridionale. Le STC de la compagnie maritime bloque, notamment à Marseille, ses propres navires ainsi que ceux de la Corsica Linea. Le syndicat réclame rappelons le l’assurance d’un partenariat futur entre les deux armateurs dans le cadre de la délégation de service public maritime 2021. 

30% de chiffre d'affaires en moins

En attendant, de nombreuses remorques restent bloquées sur le continent, les marchandises sont en transit et les rayons des supermarchés insulaires clairsemés…Si nous sommes encore loin de la pénurie, les gérants de ces commerces eux sont assez inquiets. Des produits qui n'arrivent pas, ou trop tard et périmés notamment en ce qui concerne le frais. Pour l'instant, il est impossible de chiffrer le bilan économique de ce conflit social mais certains gérants nous ont déclaré avoir déjà perdu 30% de chiffre d’affaires. 

Des produits qui n'arrivent pas, ou trop tard et périmés notamment en ce qui concerne le frais - Maxppp
Des produits qui n'arrivent pas, ou trop tard et périmés notamment en ce qui concerne le frais © Maxppp - maxppp

Stéphanie Cantini, directrice d'un commerce alimentaire de proximité dans le centre-ville de Bastia : « Depuis le 9 on ne reçoit plus… On a eu la chance d’avoir quatre palettes de frais qui sont arrivées, malheureusement avec quelques produits périmés dessus, des pertes supplémentaires. Avec le blocage en plus des dockers, on ne nous promet plus de remorques jusqu’à déblocage de la situation. On comprend, c’est énervant pour nous _on a des charges à payer, des salaires, on ne sait pas comment on va faire_… Depuis jeudi dernier on perd à peu près 30% du CA/jour sans compter les démarques, les factures qu’il va falloir payer alors que la marchandise n’arrive pas… »

Stéphanie Cantini, directrice d'un commerce alimentaire de proximité dans le centre-ville de Bastia

Une opportunité pour la consommation locale ? 

La situation favorise-t-elle pour autant un report vers la consommation insulaire ?   - Aucun(e)
La situation favorise-t-elle pour autant un report vers la consommation insulaire ? - DR/

La situation favorise-t-elle pour autant un report vers la consommation insulaire ?  « Non, les filières ne sont pas assez suffisamment structurées pour répondre à une autonomie alimentaire » selon Joseph Colombani, le président de la Chambre d'Agriculture de la Haute-Corse. « C’est vrai que ça pourrait être logique, comme on a connu en 89, beaucoup de gens ont redécouvert les produits corses à l’occasion de ce conflit mais actuellement non ! Les gens n’ont pas l’habitude, les filières de sont pas structurées pour vendre ici, je pense aux filières notamment animales de bovins, de viande, de lait ou d’autres… Pour l’instant nous ne sommes pas structurés pour avoir une sécurité alimentaire à partir de la production corse. C’est certainement une chose à laquelle il faut penser, peut-être pas pour des cas extrêmes comme les blocages mais ne serait-ce que pour _des problèmes d’éloignement, de coût de la marchandise, ou coût carbone et même d’un point de vue d’économie locale_. » 

Joseph Colombani, le président de la Chambre d'Agriculture de la Haute-Corse

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