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Économie – Social

Bordeaux : la moitié des infirmiers et aide-soignants en arrêt maladie aux urgences de St André

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Par , France Bleu Gironde

Le collectif Inter-Urgences indique que 12 des 23 infirmiers et aide-soignants prévus au planning ce mercredi n'ont pas pris leur poste, pour des raisons de santé. Ils sont en arrêt maladie. Épuisés depuis des semaines. Une situation qui a empiré avec la grève entamée il y a un mois.

Le collectif Inter-Urgences a compté 12 arrêts maladie pour la seule journée de mardi à St André à Bordeaux
Le collectif Inter-Urgences a compté 12 arrêts maladie pour la seule journée de mardi à St André à Bordeaux © Maxppp - Luc Nobout

Bordeaux, France

La moitié de l'équipe soignante des urgences de St André à Bordeaux n'a pas assuré sa prise de poste ce mercredi annonce le collectif Inter-Urgences : 12 arrêts maladie pour 23 infirmiers et aide-soignantes prévus au planning ce jour.

"Au boulot avec la boule au ventre, ce n'était plus possible"

"Je suis tout simplement fatigué, fatigué des conditions de travail" explique François (le prénom a été modifié), infirmier depuis une dizaine d'années aux urgences de St André à Bordeaux. Cette fois, il est allé voir son médecin généraliste et il a dit stop. "Depuis le début de la grève, on a un effectif qui s'est encore réduit. On se retrouve à prendre en charge le double des patients que l'on devrait avoir en temps normal. On va au boulot avec la boule au ventre. J'ai des collègues qui rentrent chez eux en pleurs. On dort mal. On ne prend plus plaisir à aller travailler alors que ce métier au départ, on l'a choisi par vocation, parce qu'on l'aime. Vraiment c'est compliqué pour nous. On se sent mal-traitant pour les patients et j'y allais ces derniers jours en me demandant si je n'allais pas aller à la faute, parce que, avoir une surcharge de travail, c'est le meilleur moyen de faire des erreurs et de mettre la vie de nos patients en danger". François culpabilise d'avoir laissé ses collègues, mais en même temps, dit-il, "ce n'était plus possible. On est à bout. Il faut qu'on soit entendu".

"Fatigue physique et désarroi moral"

"Ces arrêts maladie qui se multiplient, c'est un cri d'alarme de plus" témoigne Caroline (le prénom a été modifié), qui elle est en grève. "Forcément la fatigue physique s'ajoute au désarroi moral dans lequel on est, depuis longtemps maintenant. C'est un cumul de choses, qui n'est plus supportable. Une de nos collègues n'a plus supporté de se retrouver seule pour gérer 15 patients, d'autres sont juste au bout du rouleau, une autre s'est cassé un orteil en bougeant seule un brancard trop lourd et un autre a fait un lumbago; ça n'est plus tenable".