Économie – Social

Bordeaux : les hôtels sont complets, alors "quoi de plus normal d'avoir des tarifs plus élevés ?"

Par Xavier Ridon, France Bleu Gironde mercredi 30 septembre 2015 à 6:00

Durant les périodes chargées, les hôtels de Bordeaux augmentent leurs prix.
Durant les périodes chargées, les hôtels de Bordeaux augmentent leurs prix. © Maxppp

Bordeaux est-elle victime de son succès ? Les touristes n'ont jamais été autant nombreux dans le Port de la Lune. Ça bouchonne dans les hôtels. Le syndicat hôtelier tient à rassurer.

Le congrès des transports intelligents arrive la semaine prochaine à Bordeaux. Ce congrès ITS va avoir une répercussion sur la ville : les hôtels seront pleins. C'est le cas à chaque congrès, à chaque grand événement dans la capitale girondine. De mai à octobre, les hôtels sont très chargés, ne désemplissent pas ou peu. Ça fait le bonheur des hôteliers, mais aussi du maire de Bordeaux. Lors de la conférence de rentrée de Bordeaux Métropole, Alain Juppé avait tenu à souligner que le nombre de touristes avait triplé en 15 ans et atteindrait ainsi 6 millions de visiteurs cette année.

Des chambres autant occupées qu'à Marseille et Lyon

Dans le même temps, les prix augmentent dans les hôtels durant les périodes chargées. Du côté des visiteurs et gens de passage, il faut s'adapter pour trouver des chambres de libre. Fin août, il y a eu près de 67% d'occupation des chambres d’hôtel, selon l'Umih en Gironde. Un chiffre qui est proche de ceux de Marseille, de Lyon et de Toulouse.

Quoi de plus normal sur des périodes, comme Vinexpo ou ITS, d'avoir des tarifs congrès qui sont plus élevés ? On n'est pas un cas particulier là-dessus. Le consommateur retient les prix quand ils sont à leur plus haut niveau, ce qui n'arrive pas plus de 10 jours par an et il ne retient pas quand ces mêmes prix sont à peine à 50% de ces niveaux, dans les périodes creuses.

— Thierry Gaillac, Umih en Gironde

Thierry Gaillac de l'Umih Gironde et directeur de l'hôtel Burdigala à Bordeaux - Radio France
Thierry Gaillac de l'Umih Gironde et directeur de l'hôtel Burdigala à Bordeaux © Radio France - Xavier Ridon

Il ajoute que ces périodes chargées sont rares. Il ne serait donc pas urgent d'augmenter le nombre d’hôtels à Bordeaux, même si selon lui plusieurs centaines de chambres doivent s'ouvrir sur les dix prochaines années dans les quartiers Euratlantique et Bassins-à-Flot.