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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : Monoprix garde des rayons mode ouverts, des salariés racontent les excès à Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Alors que les magasins de biens non-essentiels sont fermés depuis le début du confinement, des salariés d'un Monoprix près de Bordeaux dont les rayons mode et maison sont ouverts racontent leurs inquiétudes.

Monoprix décide de fermer les cabines d'essayage de toutes ses boutiques, un mois et demi après le début du confinement;
Monoprix décide de fermer les cabines d'essayage de toutes ses boutiques, un mois et demi après le début du confinement; © Radio France - Solène de Larquier

Dans le magasin Monoprix Le Bouscat Grand Parc, à la limite de Bordeaux, il faut d’abord passer par le rayon mode et maison pour aller vers l'alimentaire. On voit des clients flâner, l’une met des tongs et un chemisier dans son panier, un couple touche des pantalons. Plusieurs employés racontent : depuis le début du confinement, les quatre cabines d’essayage sont restées ouvertes, les clients remettent ensuite les articles en rayon, d’autres les prennent pour essayer chez eux. "La consigne, c'est de les mettre directement sur les comptoirs, on ne comprend pas qu'il n'y ait pas de procédure de mise en quarantaine du textile" explique un salarié, inquiet de ce risque supplémentaire de contamination au coronavirus.  

Un ticket avec 1300 euros de vêtements

Alors que les magasins de biens non-essentiels sont fermés depuis le début du confinement, les supermarchés et enseignes de grande distribution ont le droit de maintenir leurs rayons bricolage, produits de beauté ou encore vêtements ouverts (un référé de la CGT visant un magasin Carrefour dans le Nord a été débouté le 24 avril). « Lorsque c’est pour habiller un enfant, je peux comprendre, rapporte un autre employé, mais certains viennent juste se faire plaisir » avant d’ajouter « pour nous c’est un stress supplémentaire énorme et la direction fait la sourde oreille ».  En témoigne ce ticket de caisse du 22 avril : 1322,70 euros. Dessus : des vêtements, des produits pour la maison, des articles beauté et un poulet rôti.

Un ticket de caisse anonymisé de 1322,70 euros datant du 22 avril 2020.
Un ticket de caisse anonymisé de 1322,70 euros datant du 22 avril 2020. © Radio France - document remis

La direction nationale décide de fermer les cabines d'essayages

La directrice du magasin Le Bouscat Grand Parc n’a pas souhaité s’exprimer. En revanche la direction nationale a décidé, ce lundi 27 avril, de fermer les cabines d’essayage de ses 300 magasins et elle indique réfléchir à mettre en place un protocole de quarantaine pour les retours textiles. Une décision accueillie avec beaucoup de soulagement par les salariés du Bouscat contactés pour ce reportage.

Les 30 magasins qui ne faisaient que du textile et beauté ont été fermés au début du confinement ainsi que certains rayons dans les magasins mixtes. La direction assure que les ventes de textile sont très largement en baisse depuis le début du confinement mais ne communique pas de chiffres (Monoprix appartient au groupe Casino, coté en bourse).

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