Économie – Social

Bosal le Rapide: "Nous avons été trahis par l'Etat"

Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne mercredi 12 mars 2014 à 11:51

Bosal le Rapide, Beine Nauroy
Bosal le Rapide, Beine Nauroy © Remi WAFFLART - MaxPPP

Les services de l'Etat ont validé le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de Bosal le Rapide. Un plan jugé inacceptable par les 58 salariés qui vont saisir le tribunal administratif de Reims

Les 58 salariés de Bosal le Rapide vont saisir dans les prochains jours le tribunal administratif de Reims pour dénoncer l'homologation de leur PSE, leur Plan de Sauvegarde de l'Emploi.

Les salariés réclament la même chose que leurs anciens collègues licenciés il y a deux ans Les salariés affirment que l'Etat s'était engagé à ne pas valider ce PSE si il n'était pas au moins égal à ce qu'avaient obtenu les salariés licenciés il y a 2 ans, lors d'une première vague de licenciements (ils avaient notamment obtenu 5000 euros par salariés consacrés à la formation ainsi qu’une prime supra légale de 25 000 euros) . Or lundi, la Dirrect (les services de l'Etat) a validé le PSE alors qu'il ne dépasse pas le minimum légal.

Laurent Gérardin, CGT métallurgie en Champagne-Ardenne et ex salarié Bosal le Rapide

La driection de Bosal a proposé 116 000 euros dédiés à la formation La Dirrect a pris cette décision après que la direction de Bosal le Rapide ait ajouté une enveloppe de 116 000 euros, soit 2000 euros par salariés, dédiée à la formation. Une enveloppe jugée insuffisante par les salariés qui vivent cette décision comme une trahison de l’Etat.

Gérard Gap est délégué CGT chez Bosal le Rapide

Bosal le Rapide, sous-traitant de l’automobile, fabrique des galeries pour les véhicules. Elle a été placée en liquidation judiciaire le 25 février. Depuis cette date, les salariés se relaient jour et nuit pour occuper leur usine à Beine Nauroy. Ils comptent ainsi faire pression sur leur direction et surtout éviter que les machines ne soient saisies.