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Bosch à Rodez : Heiko Carrié répond à Bruno Le Maire que l'entreprise fait des efforts "énormes"

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Par , France Bleu Occitanie

Il a été épinglé par le ministre de l’économie. Le patron de Bosch France, Heiko Carrié répond à Bruno Le Maire, qui était il y a quelques jours à Rodez et se disait "pas satisfait" de l’entreprise pour sauver le site Rodez. Lui explique faire des efforts énormes et se dit confiant dans le diesel.

Heiko Carrié, le président de Bosch France se dit confiant sur l'avenir du diesel. ( A gauche avec Olivier Pasquesoon ex-directeur du site de Rodez).
Heiko Carrié, le président de Bosch France se dit confiant sur l'avenir du diesel. ( A gauche avec Olivier Pasquesoon ex-directeur du site de Rodez). © AFP -

Bruno Le Maire, le ministre de l’économie a eu, jeudi dernier à Rodez, un discours très dur envers la direction de Bosch. Après avoir rencontré longuement les salariés, il a tenté de calmer leurs inquiétudes en demandant des efforts à l’entreprise : "Je ne suis pas satisfait de la situation." Le ministre de l'économie poursuit : "J'ai demandé à voir très rapidement le président de Bosch pour que nous puissions regarder avec lui comment de la diversification externe et interne permettra de garantir l'emploi sur le site de Rodez." "Il devait y avoir 300 emplois dans la diversification, on me dit maintenant, c'est une centaine, et peut-être moins de 100", rappelle Bruno Le Maire.

On est confrontés à une crise majeure avec le diesel. Ce que nous faisons ce sont des efforts énormes. 

Quelques jours après cette visite, et alors que les syndicats de Bosch Rodez demandent toujours un rendez-vous avec le chef de l’Etat lors de sa visite du 3 octobre à Rodez Heiko Carrié qui dirige Bosch France répond à Bruno Le Maire sur France Info. 

"On travaille énormément sur le sujet on fait le maximum pour maintenir l’emploi sur le site. On est confrontés à une crise majeure avec le diesel. Ce que nous faisons ce sont des efforts énormes. Nous avons investis 14 millions d’euros dans le renouvellement d’une ligne de fabrication. On a donné une garantie des volumes pour les collaborateurs. Et on a mis plus d’une dizaine de personnes pour tenter de trouver des pistes de diversifications avec des sommes énormes. On a pris cet engagement et nous le tenons. Mais ce n’est pas facile d’identifier du jour au lendemain 300 postes. On travaille sur plusieurs pistes, sur aéronautique, sur les industries du futur, sur des services. _A la fin, je suis convaincu qu’on va identifier ces 300 postes_. On a encore jusqu’à fin 2021. Il faut faire maximum." 

Nous essayons de maintenir des postes grâce à la diversification

Le président de Bosch France qui a aussi répondu à Bruno le Maire sur le dossier de la diversification.  "Ce n’est pas notre volonté (de supprimer des postes à Rodez NLDR ). Nous essayons d’éviter des mesures fortes. Nous essayons de maintenir des postes grâce à la diversification." 

Et Heiko Carrié veut croire au futur du diesel. Il est très confiant dans l’avenir de la technologie. "Nous pensons que d’ici 2030, les 2/3 des voitures seront encore avec les technologies essence ou diesel. Donc il fait continuer de travailler et améliorer ces technologies de pointe." 

Critère 1 

Et pour lui l’étude sur le diesel propre sera positive.  " Le gouvernement analyse en ce moment que le diesel moderne respecte les normes. Je suis sûr que le résultat sera positif. Les consommateurs sont dans l’attente pour acheter leur prochaine voiture. Soyons clair, si le diesel moderne démontre qu’il respecte les normes, pourquoi ne pas donner la vignette critère 1. Et ce sera un signal positif pour les consommateurs et ça stabilisera le marché. Ce n’est pas trop tard. Ce sera difficile à rattraper mais ce n’est pas trop tard. J’en suis convaincu parce que c’est une technologie de pointe."

Le patron de Bosch France qui a aussi expliqué qu’il n’était pas prévu qu’Emmanuel Macron vienne visiter le site de Rodez lors de sa visite en Aveyron le 3 octobre.  

Salariés partagés 

Les salariés de l’usine Bosch s'étaient dits très partagés après l’intervention du ministre de l’économie. "C'est bien d'avoir un discours ferme, mais au-delà de ce rappel à la loi, on sent le ministre assez impuissant. Il faut aussi que se soit l’Etat Français qui se bouge plus pour que le diesel existe encore" a estimé la CGT. Un syndicat qui veut toujours rencontrer le Président de la République lors de sa venue pour le grand débat. Emmanuel Macron qui connait l'usine qu'il a visité le 4 août 2016. L'entreprise emploie actuellement 1500 salariés environ. Les ouvriers subissent en moyenne 10 jours de chômage technique par mois en ce moment. En juillet dernier, le patron du groupe Bosch confirmait aux salariés du site de Rodez les prévisions de 515 emplois en moins d’ici 2025. Il avait aussi annoncé la création d'une nouvelle chaîne possible autour d'usinage de pièces en alu.

Les syndicats de la Bosch à la sortie de leur entretien avec le ministre jeudi 26 septembre.
Les syndicats de la Bosch à la sortie de leur entretien avec le ministre jeudi 26 septembre. © Radio France - SaMo
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