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Économie – Social

Bosch Rodez : 18 élus en Allemagne pour sauver les 1.500 emplois de l’usine aveyronnaise

jeudi 14 mars 2019 à 19:20 Par Sandrine Morin, France Bleu Occitanie

Journée décisive pour l’usine Bosch de Rodez. 18 politiques français sont reçus, ce vendredi, au siège mondial du géant mécanique. Au menu : la survie du site aveyronnais qui emploie indirectement au moins 6.000 personnes.

L'usine Bosch d'Onet-le-Château est spécialisée dans la fabrication d'injecteurs et de bougies diesel.
L'usine Bosch d'Onet-le-Château est spécialisée dans la fabrication d'injecteurs et de bougies diesel. © Radio France - Olivier Lebrun

Onet-le-Château, France

Ils seront 18 élus français ce vendredi 15 mars dans les locaux de la multinationale Bosch à Stuttgart. 18 voix pour tenter de sauver 1.533 salariés de l’entreprise de Rodez. Les politiques présents :   

  • Le délégué interministériel Jean-Pierre FLORIS,
  • La Présidente de la région Occitanie, Carole DELGA, 
  • Le Président du CESER de la région Occitanie Jean-Louis CHAUZY,
  • Le Président de Rodez Agglomération Christian TEYSSEDRE,
  • Le Président du Conseil Départemental de l’Aveyron Jean-François GAILLARD,
  • Le Maire d’Onet-le-Château Jean-Philippe KEROSLIAN
  • Les sénateurs de l’Aveyron Jean-Claude LUCHE et Alain MARC,
  • Les députés de l’Aveyron, Anne BLANC, Stéphane MAZARS et Arnaud VIALA,
  • Le Président de la chambre de commerce et d’industrie Dominique COSTES

Préparation psychologique à de mauvaises nouvelles ? 

Des politiques qui n’ont pas réussi à imposer la présence des représentants du personnel. La CGT explique qu’elle a simplement réussi à faire pression pour changer l’agenda de la visite.  "A la lecture du programme initial, cette journée ressemblait plus à nos yeux à du tourisme industriel et à une préparation psychologique des élus politiques français au devenir plus qu’incertain du site ruthénois et de ses 1.533 emplois", ironise Yannick Anglarés. "Suite à une alerte de la CGT, le programme de cette journée a été modifié avec notamment une rencontre de une heure et demie entre la délégation et les quatre hauts responsables de Bosch sur la question de l’emploi et de l’avenir du site de Rodez."   

La CGT espère pouvoir organiser une grande manif populaire au mois d'avril.  - Radio France
La CGT espère pouvoir organiser une grande manif populaire au mois d'avril. © Radio France - SM

Chômage partiel dès avril  

Sur le site de Rodez, les perspectives sont de plus en plus préoccupantes. Depuis janvier, les salariés sont obligés de poser une RTT une fois par semaine. Mais dès avril, il devrait y avoir cinq jours par mois environ de chômage technique. Sur le plan des possibles nouveaux débouchés pour le site : "aucune nouvelle" disent les syndicats. La visite de quatre ingénieurs d’Airbus n’a rien donné. Un appel d’offre dans le domaine de l’horlogerie a, lui, été rejeté. Les politiques devront donc convaincre le géant de la sous-traitance automobile d’investir quelques millions sur le site de Rodez, seule vraie issue dans ce dossier. "Avec un chiffre d'affaires de 78 milliards d'euros, ils en ont les moyens", aurait dit, lundi, au ministère de l'économie la patronne de la région Occitanie Carole Delga. 

Grande manifestation

La CGT a proposé également à l’ensemble des organisations syndicales de l’automobile en Aveyron (SUD et CFE-CGC pour Bosch) une mobilisation pour le développement de la filière automobile et des emplois en Aveyron. Une mobilisation citoyenne qui pourrait impliquer tous les maires de l’Aveyron et qui devrait avoir lieu début avril.