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750 suppressions de postes annoncées chez Bosch Rodez

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

L'industriel allemand vient d'officialiser ses intentions pour l'emploi sur son site de Rodez. Le plan qui se prépare pour les six prochaines années s'annonce très dur, avec à terme 500 emplois conservés sur les 1.250 que compte le site aujourd'hui.

L'usine Bosch à Rodez
L'usine Bosch à Rodez © Radio France - Olivier Lebrun

Pour Onet-le-Château, toute l'agglomération de Rodez, et tout l'Aveyron, c'est une très mauvaise nouvelle qui vient de tomber. Le groupe Bosch vient d'annoncer la suppression de 750 postes sur le site aveyronnais qui compte aujourd'hui 1.250 employés. Dans le communiqué publié ce vendredi après-midi, le groupe évoque "des adaptations nécessaires pour préparer l'avenir" tout en disant "réaffirmer sa volonté de maintenir l'activité industrielle du site de Rodez".

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La groupe produit sur ce site des injecteurs diesel. Le marché des voitures diesel est en train de s'effondrer et la crise sanitaire n'a rien arrangé. En 2002, le site d'Occitanie comptait encore une effectif de 2.400 salariés. Selon le groupe, il existe actuellement un surcapacité de production de 20%. Il explique aussi que 78 millions de voitures ont été produites dans le monde en 2020, contre 98 en 2020.

Une crise sanitaire qui a bon dos ?

Comme elle le rappelle dans son communiqué, le stratégie de restructuration de la Bosch a commencé en 2018 avec une volonté affichée de diversifier la production, les moteurs diesel n'étant plus porteurs. 73% des véhicules vendus en France en 2012 étaient des diesel, ils ne sont plus que 34% aujourd'hui. Une collaboration avec l'industriel Airbus avait été envisagée mais elle ne s'est jamais concrétisée. Mais selon certains syndicalistes, le groupe allemand n'a jamais apporté les garanties pour pérenniser l'emploi sur place et il avait de toute façon l'intention de réduire la voilure, voire de fermer.

Pour Stéphane Puech, délégué CGT, "c'est à moyen terme la fermeture du site" que prévoit la direction. Il explique que Bosch investit en Europe de l'Est et en Allemagne pour la transition vers l'hydrogène, mais pas en France : "Ils ne veulent pas qu'on en fasse partie de ces investissements, Bosch. C'est à Rodez de trouver du boulot. On voit que pendant quatre ans, il n'en ont pas trouvé, on ne voit pas comment ils pourraient en trouver, surtout avec 500 salariés sur le site".

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Le direction de Bosch ne précise par pour le moment quelles formes prendront ces suppressions d'emplois : départs volontaires, retraites anticipées, licenciements. Elle espère sans doute se donner le temps de négocier avec les partenaires sociaux.

Une "trahison du groupe Bosch"

Cette officialisation va de toute façon avoir l'effet d'une bombe pour tout le pays ruthénois, Bosch étant le principal employeur du secteur

Les élus de Rodez tiennent une conférence de presse à la mairie d'Onet-le-Château.

C'est une "trahison du groupe Bosch" estime le maire de Rodez Christian Teyssèdre

Une "décision inacceptable" estime  Jean-Philippe Keroslian , le maire d'Onet-le-Château

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Ne laisser personne au bord de la route

"La décision du groupe allemand, présent depuis près de 60 ans à Rodez, est _un véritable coup dur_." déplore dans un communiqué la présidente de la région Occitanie Carole Delga qui s'est beaucoup impliquée dans le dossier de la Bosch.

"Face à la volonté du groupe Bosch de supprimer des centaines d'emplois, j'appelle à continuer à faire bloc collectivement afin d'exiger le respect des engagements pris aujourd'hui devant les salariés, à savoir : le maintien du site et la poursuite de la production industrielle et l'absence de tout plan social. J'estime qu'il faut aller plus loin en demandant, dès aujourd'hui à Bosch, de s'engager sur des mesures de départs volontaires à la retraite avantageuses et des mesures de formation très volontaristes auxquelles nous allons participer financièrement de façon active. Pour chaque salarié impacté, une solution doit être proposée. Nous ne laisserons personne sur le bord de la route." ajoute Carole Delga  

Lors d'un déplacement le 25 février dernier à Albi sur la filière hydrogène ,  le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait assuré que le site Bosch de Rodez serait sauvé. "C'est un site industriel important. Il faut regarder comment on peut le préserver. C'est l'engagement que je prends . Nous préserverons ce site industriel." avait promis Bruno Le Maire.

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