Économie – Social

Bourg-lès-Valence : en grève pour une meilleure reconnaissance des ATSEM

Par Marie Rouarch, France Bleu Drôme-Ardèche mercredi 14 décembre 2016 à 16:47

Une cinquantaine d'ATSEM, venues de plusieurs villes de la Drôme, se sont rassemblées devant la mairie de Bourg-lès-Valence
Une cinquantaine d'ATSEM, venues de plusieurs villes de la Drôme, se sont rassemblées devant la mairie de Bourg-lès-Valence © Radio France - Marie Rouarch

Une cinquantaine d'ATSEM, venues de plusieurs villes de la Drôme, ont répondu à l'appel national à la grève : elles se sont rassemblées devant la mairie de Bourg-lès-Valence, ce mercredi matin, pour dénoncer le manque de reconnaissance de leur profession.

Elles brandissent leurs panneaux "ATSEM en grève" sous les fenêtres de la mairie de Bourg-lès-Valence. Une cinquantaine d'ATSEM, ces agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles, en clair, les "bras droits" des instituteurs dans les classes, ont répondu à l'appel national à la grève, ce mercredi matin. Elles sont venues de plusieurs villes de la Drôme pour l'occasion : Romans, Épinouze, Saint-Marcel-lès-Valence, Valence, Saint-Jean-en-Royans, Montmeyran ou encore Beaumont-lès-Valence.

Parce que, partout, le constat est le même : davantage de tâches dans la journée d'une ATSEM, mais pas plus de moyens. Jusqu'à 14 enfants par adulte, au risque de sacrifier la sécurité ou en tout cas la qualité de l'accompagnement des petits élèves de maternelle. "On n'a pas une minute à nous, déplore Angélique, ATSEM à l'école de Saint-Marcel-lès-Valence, on se retrouve parfois avec 25 enfants, ils sont agités parce qu'on n'a pas l'autorité d'un enseignant qu'on le veuille ou non. Il suffit qu'il y en ait un qui fasse pipi, on ne sait plus comment gérer le groupe, il faut appeler une collègue... ça peut paraître un détail mais on fait toujours tout dans la panique".

On ne prend pas plaisir à faire notre métier, on se demande toujours 'comment on va faire ?' - Angélique, ATSEM à Saint-Marcel-lès-Valence

"Le problème, c'est qu'on change de casquette plusieurs fois dans la journée", lance Colette, ATSEM depuis une vingtaine d'années. Un travail pas évident, qui en plus n'est pas vraiment valorisé : "on nous demande un CAP petite enfance, une formation, le concours d'ATSEM, mais on n'a pas la reconnaissance qui va avec. J'aimerais bien que notre statut évolue, meilleures conditions de travail, meilleur salaire aussi. Je suis ATSEM depuis 20 ans et je gagne 1 300 euros nets par mois."

Ces ATSEM en grève dénoncent aussi la fatigue physique et le stress engendrés par ces conditions de travail de plus en plus difficiles.

Les ATSEM veulent une meilleure reconnaissance de leur profession et de meilleures conditions de travail.