Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Bourges : 6e jour de grève en trois semaines aux urgences de l'hôpital

mardi 10 avril 2018 à 18:02 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

Les personnels réclament toujours des embauches et des moyens supplémentaires, même si le centre hospitalier n'est plus sous tension comme il y a trois semaines. Ils étaient en grève ce mardi.

Les personnels sont réquisitionnés, mais des messages placardés sur les murs rappellent l'action en cours aux urgences de Bourges
Les personnels sont réquisitionnés, mais des messages placardés sur les murs rappellent l'action en cours aux urgences de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

La direction promet la création de 30 lits avant l'été... mais les grévistes et les syndicats CGT et Force Ouvrière jugent les réponses trop évasives. Ils veulent du concret tout de suite. Contrairement aux précédentes mobilisations, les grévistes ne se sont pas rassemblés dans le hall, alors est-ce le signe d'un essoufflement ? Pas du tout, répond Armelle Paris, de la CGT : " C'est parce que suite au rassemblement du 5 avril, la réunion qui a suivi avec la direction ne s'est pas très bien terminée. Ca ne s'essouffle pas puisque dors et déjà, trois nouvelles journées d'action sont programmées les 13, 17 et 20 avril." 

Le centre hospitalier Jacques Coeur de Bourges n'est plus en tension, mais le malaise persiste aux urgences - Radio France
Le centre hospitalier Jacques Coeur de Bourges n'est plus en tension, mais le malaise persiste aux urgences © Radio France - Michel Benoit

Le climat est très tendu entre la CGT et la direction qui vient pourtant d'embaucher une aide-soignante aux urgences en journée. Mais pour ces infirmières, il en faut une H24, même la nuit : " Des fois, on baisse la tête quand quelqu'un nous demande un bassin. Tout simplement parce qu'on n'a pas le temps de pratiquer les soins infirmiers et en même temps, les soins de nursing. De plus l'aide-soignante de jour qui est arrivée n'a qu'un contrat d'un mois. _Est-ce que son poste va être pérennisé ?_" Cela  bloque aussi sur la présence H24 d'une infirmière psychiatrique. 

Une journée de dialogue le 19 avril

Quant aux 30 lits promis par la direction, ces infirmières se demandent s'ils seront vraiment de nature à absorber les patients des urgences : " Deux médecins ont été recrutés, mais ce sont des oncologues. Ce qu'il faut, ce sont des lits de médecine générale susceptibles d'accueillir aussi les nombreuses personnes âgées qui arrivent aux urgences de Bourges. 30 lits c'est bien mais comme la direction fermera des lits l'été, comme chaque année, on craint fort que ces lits supplémentaires ne  nous soulagent pas vraiment." Les personnels des urgences espèrent avoir plus de précision le 19 avril : ils organisent une journée de dialogue avec toutes les parties prenantes.