Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Bourges : la CGT dénonce des fraudes au chômage partiel

-
Par , France Bleu Berry

La fraude au chômage partiel est aussi une réalité dans le Cher : la CGT qui vient de rencontrer le préfet (avec l'ensemble des syndicats de salariés) demande à l'état de réagir pour identifier les fraudeurs.

La CGT manifestera à nouveau à Bourges le 14 juillet
La CGT manifestera à nouveau à Bourges le 14 juillet © Radio France - Michel Benoit

Pas de fausses entreprises dans le Cher qui auraient réclamé des indemnités, plutôt des salariés qui auraient été obligés de travailler alors que leur entreprise les déclarait en activité partielle. Plusieurs fraudes sont remontées à la CGT du Cher :  "Ces salariés qui étaient en garde d'enfant, à qui on a demandé de faire du télétravail", détaille Sébastien Martineau, secrétaire général de l'union départementale de la CGT du Cher.  

"C'est très clairement une fraude à la sécurité sociale puisqu'il y a des indemnités journalières qui sont payées alors que le salarié continue de travailler pour son employeur. Les employeurs jouaient un peu sur l'affect et le salarié ne pouvait refuser par peur de représailles. On demande à l'état de faire des recoupements entre CPAM, CAF et Dirrecte pour identifier les tricheurs. c'est compliqué mais c'est faisable. Nous, on a des noms, mais les salariés ne veulent pas qu'on en fasse part pour ne pas être dans le collimateur de leur patron. Certaines entreprises ont aussi demandé à des salariés en chômage partiel de revenir travailler pour être payés en heures supplémentaires."  

Sébastien Martineau, secrétaire général de la CGT du Cher
Sébastien Martineau, secrétaire général de la CGT du Cher © Radio France - Michel Benoit

La variable d'ajustement, c'est les personnels, c'est intolérable pour nous - Sébastien Martineau

Le syndicat dénonce également des licenciements "d'opportunisme". La crise Covid a bon dos selon Sébastien Martineau, "on est au courant de certaines productions qui se sont arrêtées ou qui vont s'arrêter, mais qui ne nécessitaient pas de départ de salariés et certaines entreprises vont licencier. Il y a une part de patrons voyous. Nous, on estime qu'il ne devrait pas y avoir de licenciements actuellement ou dans les prochaines semaines au regard de tout l'argent public versé aux entreprises et surtout aux grands groupes. Ces donneurs d'ordre qui en profitent pour accentuer la pression sur leurs sous-traitants. C'était déjà le cas avec les aides du CICE. Certains ont demandé aux sous-traitants de baisser leur prix parce qu'ils avaient ces aides de l'état. Et là, par exemple, Airbus ou Safran veulent que ça reparte vite et demandent de baisser les prix. Donc la variable d'ajustement, c'est les personnels, c'est intolérable pour nous et on va se battre pied à pied pour que ça s'arrête."  

La CGT organise une manifestation à Bourges le 14 juillet avec un défilé jusqu'à la caisse d'assurance maladie du Cher.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess