Économie – Social

Bourges : le foyer Saint-François dénonce le comportement "irresponsable " de la préfecture

Par Michel Benoît, France Bleu Berry dimanche 15 janvier 2017 à 18:50

Les  salariés du foyer St-François de Bourges sont inquiets
Les salariés du foyer St-François de Bourges sont inquiets © Radio France - Michel Benoit

Le foyer Saint-François, au plus mal à Bourges : l'association vient de perdre l'organisation des maraudes et l'hébergement d'urgence qu'elle réalisait pourtant depuis plus de 20 ans. A la clé : un trou important dans sa trésorerie.

L'état a confié la charge des maraudes et de l'hébergement d'urgence au Relais, et le foyer St-François doit commencer 2017 avec un manque d'environ 400.000 euros de subventions. L'association pourrait licencier une quinzaine de personnes. Un conseil d'administration a lieu ce lundi 16 janvier à 19H00. Près de 400.000 euros de moins de subventions, ça fait mal, surtout que l'association St-François affirme que le transfert des maraudes vers l'association le Relais, lui a été caché jusqu'au dernier moment. Son président évoque une décision brutale qui n'a pas permis d'anticiper les choses et les salariés voudraient en connaitre les raisons car elles ne leur ont pas été communiquées précisément.

Le foyer St-François pourrait se séparer d'une quinzaine de personnes - Radio France
Le foyer St-François pourrait se séparer d'une quinzaine de personnes © Radio France - Michel Benoit

Il semblerait que certaines inspections ne se soient pas très bien passées. Les rapports avec la préfecture du Cher se sont détériorés. Certains salariés de l'association pointent du doigt l'autoritarisme de certains fonctionnaires. Des mots très durs ! mais ce qui se joue, c'est l'avenir d'une quinzaine de personnes de l'association qui pourraient perdre leur emploi puisque le relais ne veut pas les reprendre. Le président du foyer St François, Franck Thomas Richard, demande à la préfecture d'assumer les conséquences de ses décisions :"c'est au relais de reprendre nos collaborateurs" plaide l'ancien député du Cher. Contactée, la préfecture n'a pas souhaité apporter d'éclaircissements pour le moment.