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Économie – Social

Bourgogne Week Tokyo : nos vins ont la cote au Japon

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Par , France Bleu Bourgogne

Les vins de Bourgogne font leur show jusqu'à vendredi à Tokyo, pour la deuxième édition de la Bourgogne Week Tokyo. Saviez-vous que le Japon était le troisième marché d'export pour nos vins ? Nous avons soumis quelques idées reçues à ce sujet à François Labet, président du BIVB*.

En 2018, les vins de Bourgogne représentaient 16,4% du volume des AOC françaises exportées au Japon (photo d'illustration : vins de Bourgogne)
En 2018, les vins de Bourgogne représentaient 16,4% du volume des AOC françaises exportées au Japon (photo d'illustration : vins de Bourgogne) © Maxppp - Alexandre MARCHI/ PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/

Bourgogne-Franche-Comté, France

La Bourgogne Week Tokyo a lieu depuis lundi au pays du soleil levant : une semaine de rencontres, dégustations et ventes avec des professionnels des vins bourguignons et ce jusqu'à vendredi. Car cela peut surprendre, mais le Japon est le troisième marché pour les vins de Bourgogne ! Un accord de libre-échange avec l'Europe est d'ailleurs entré en vigueur en février.

Notez que les blancs sont les plus appréciés et représentent 54 % des ventes en volume, les rouges et rosés eux 42 % et seulement 4 % pour le Crémant de Bourgogne en 2018.

Nos idées reçues sur la consommation de vin au Japon

Le succès des vins de Bourgogne peut surprendre et susciter pas mal d'idées reçues. Nous en avons soumises quelques-unes à François Labet, le président du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne depuis 2017. Il est aussi propriétaire d'un vignoble et exporte plus de 90 % de sa production, dont près de 8 % au Japon.

Première idée reçue - les japonais n'aiment pas le vin, ils sont plus portés sur le thé 

F. L  : "Les japonais sont très portés sur le vin et tout à fait sur le vin de Bourgogne. C'est notre troisième marché, c'est incroyable : premier Etats-Unis, deuxième Grande Bretagne, troisième Japon ! Les japonais sont fans des vins de Bourgogne.

Cela se marie bien avec ce qu'ils mangent ?

F.L : "Oui, vous savez les japonais ont un rapport à la nourriture qui est assez incroyable. On connaît chez nous les sushis, les sashimis etc. Mais il est vrai qu'ils ont une palette gustative absolument incroyable, ils savent déguster comme personne. C'est un japonais, Shinya Tasaki, qui a été nommé meilleur sommelier du monde il y a une vingtaine d'années. Ils ont une perception du vin qui est incroyable et savent marier précisément tel plat avec tel vin. Ils ont donc besoin de vins qui vont bien avec ces plats là."

Deuxième idée reçue : les japonais achètent beaucoup de bouteilles, mais pas de grande qualité 

F.L : "C'est notre troisième marché en valeur mais pas en volume. Cela veut dire qu'ils achètent plutôt des vins de moyenne gamme et haute gamme. Il y a le chablis : chablis, poisson, sushis : voilà tout le monde a compris !  Bon et puis évidemment comme dans tous les pays il y a une grosse demande pour ce qui est Beauvillage, premier crue et grand crue de Côte-d'Or, à l'évidence."

Troisième idée reçue : c'est compliqué pour un viticulteur bourguignon d'exporter au Japon

F.L : "Ce n'est pas compliqué ! Au niveau de la langue déjà : de nombreux japonais parlent français, et les autres parlent tous anglais donc il y a toujours un moyen de communiquer. 

En ce qui concerne la législation, c'est vrai qu'elle est un peu contraignante au Japon avec des demandes d'analyses assez particulières. Le nouveau traité de libre échange nous arrange énormèment : il va faire tomber les barrières douanières donc il n'y aura plus de droit de douane sur les vins français au Japon. Et puis cela va faire tomber des barrières administratives. Vendre au Japon n'est pas plus compliqué que de vendre ailleurs." 

*BIVB : Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne 

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