Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

La braderie d'été a bien lieu à Orléans, malgré le Covid, "cette année, elle est vitale pour nous"

-
Par , France Bleu Orléans

La grande braderie d'été commence ce jeudi dans le centre-ville d'Orléans jusqu'à dimanche inclus, dans le respect des règles sanitaires. Les commerçants vont vendre leurs stocks à prix cassés. L'événement est essentiel, notamment pour les boutiques indépendantes, après le confinement du printemps.

Du 27 au 30 août inclus, les commerçants du centre-ville vont vendre leur stocks à prix cassés
Du 27 au 30 août inclus, les commerçants du centre-ville vont vendre leur stocks à prix cassés © Radio France - Cécile Da Costa

Chaque année, la Braderie d'été d'Orléans est un événement majeur pour les commerçants. "Avec Noël, c'est le deuxième moment le plus fort de l'année", explique Anthony Pinon, gérant des magasins Superdry et Kidiliz, dans le centre-ville d'Orléans. Cet été, alors que d'autres événements sont annulés à Orléans en raison du contexte sanitaire, le traditionnel événement de pré-rentrée est maintenu et a lieu du jeudi 27 au dimanche 30 août inclus. De 10 heures à 19 heures, les commerçants vont sortir leurs étals et brader, à grand coup de réductions, leur stock. "Pour le magasin Kidiliz, spécialisé dans la mode enfant, c'est l'événement principal de l'année." En quatre jours, la braderie représente entre 5 et 7% du chiffre d'affaires de l'année pour cette boutique.

Cette année, tout doit disparaître

Puisque les vêtements se démodent d'une collection à l'autre, ils sont déclassés et ne sont plus vendus. Et pour un magasin, entreposer des stocks coûte cher. "Les stocks, nous les avons à notre charge, ce qu'on appelle de la trésorerie nocive", poursuit le commerçant. "Nos stocks ont été renforcés fortement à cause du Covid. On a été fermé deux mois et demi et on a rien pu écouler", regrette le gérant des deux boutiques. Si les années précédentes la braderie était importante, "cette année, elle est vitale". 

Anthony Pinon compte sur la braderie pour écouler ses stocks accumulés pendant le confinement
Anthony Pinon compte sur la braderie pour écouler ses stocks accumulés pendant le confinement © Radio France - Cécile Da Costa

"Cette année, tout doit disparaître. Ça représente à peu près 5.000 pièces pour le magasin Superdry et plus de 3.000 pièces pour le magasin enfant." Les années précédentes, les braderies lui avaient permis de vendre entre 3.000 pièces dans la première franchise et 1.500 dans la boutique pour enfants. 

Pour réussir à écouler les stocks, le commerçant casse ses prix. Tout à -40%, troisième vêtement à un euro. "On est pas là pour faire du bénéfice, on vend nos produits à perte", souligne le gérant. 

Protocole sanitaire renforcé

L'autre enjeu de cette braderie est le respect des gestes barrière. La boutique Superdry d'Anthony Pinon se situe à l'angle de la rue Issac Jogues, un axe fermé pendant la braderie, avec la rue Sainte-Catherine. Il pourra donc espacer ses étals sur la route. "On va élargir nos stands, un peu comme l'ont fait les restaurateurs avec leurs terrasses, de manière à ce que la distanciation sociale soit respectée." Le commerçant a multiplié ses équipes par trois. Un employé sera chargé de veiller au respect des gestes barrières. 

Vêtements mis de côté quatre heures après essayage

Pour permettre aux consommateurs de regarder et de toucher les vêtements en toute sécurité, du gel hydroalcoolique sera mis à disposition et les clients seront appelés à se désinfecter les mains dès leur arrivée devant un stand. Les essayages, eux, seront possibles, "une fois que les habits seront essayés, ils seront mis en quarantaine pendant quatre heures dans une pièce à part."

Forte affluence attendue ?

Malgré le contexte sanitaire, Anthony Pinon prévoit une forte affluence cette année. "La métropole a largement communiqué sur l'événement. L'association Vitrines d'Orléans en a aussi beaucoup parlé, donc je pense qu'il y aura du monde, à condition que la météo soit bonne." 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess