Économie – Social

Bressuire : La liquidation judiciaire se rapproche pour BRM

Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou et France Bleu mercredi 20 janvier 2016 à 15:51

4 représentants du personnel de BRM se sont rendus à l'audience
4 représentants du personnel de BRM se sont rendus à l'audience © Radio France - Noémie Guillotin

La liquidation judiciaire de BRM Mobilier, fabricant de meubles à Bressuire, a été requise ce mercredi matin au tribunal de commerce de Niort. La société avait été victime d’une arnaque au faux président l’été dernier. La fin de l'espoir pour les 42 salariés.

BRM Mobilier à Bressuire ne se relèvera pas de l'escroquerie qui l'a mise à genoux l'été dernier. Le fabricant de mobilier pour bibliothèques et médiathèques est alors victime d'une arnaque au faux président. Des escrocs se font passer pour le PDG. Ils sont très bien renseignés et adressent des mails à la comptable. Ils la poussent à effectuer des virements vers l'Asie. 1,6 million d'euros au total. En quelques semaines, les caisses sont vidées. Mi-septembre, l'entreprise est placée en redressement judiciaire. Faute de repreneur, la liquidation judiciaire a été requise ce mercredi matin au tribunal de commerce de Niort. La décision sera rendue le 27 janvier.

Tristesse et amertume

Même s'ils savaient qu'il n'y avait pas d'offres de reprise sur la table, les représentants du personnel accusent le coup. "C'est difficile bien sûr. On se doutait de l'issue même si on ne peut pas s'empêcher d'espérer", commente Sylvie Hérault, délégué CFDT. Il y a eu plusieurs pistes de reprise, notamment la création d'une Scop (société coopérative ouvrière de production) emmenée par une partie du personnel. Mais ces projets n'ont pas abouti.

La liquidation pourrait s'accompagner d'une poursuite de l'activité de 2 mois pour terminer les commandes en cours. C'est une nouvelle période d'incertitude qui s'ouvre pour les 42 salariés. "Cela va être sûrement compliqué pour certaines personnes qui ont un âge avancé et pas assez de trimestres pour leur plan retraire. Après pour les jeunes il va falloir rebondir", lance Sébastien Trad, représentant au comité d'entreprise. Huit ans qu'il travaillait chez BRM, comme magasinier.

A cela s'ajoute de la colère. "Le sentiment global chez les salariés c'est l'injustice, estime Sylvie Hérault. _O_n souhaiterait que la plainte ne soit pas classée sans suite". Une enquête est en cours pour escroquerie en bande organisée.