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Dossier : France Bleu Breizh Izel en langue bretonne

Brest : entre 300 et 400 soignants dans la rue pour la journée de mobilisation nationale

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Par , France Bleu Breizh Izel

Environ 350 personnes ont défilé ce jeudi 15 octobre à Brest, principalement des salariés de l'hôpital et du médico-social. Ils ont été rejoints par les ambulanciers, qui demandent, entre autre, de passer sous la tutelle du ministère de la Santé et non plus des Transports.

Les mesures du Ségur de la Santé sont insuffisantes pour les manifestants
Les mesures du Ségur de la Santé sont insuffisantes pour les manifestants © Radio France - Nolwenn Quioc

On est loin de la mobilisation du mois de juin et de ses 9.000 manifestants recensés par la préfecture. Ce jeudi matin, environ 350 personnes se sont rassemblées place de la liberté pour défendre l'hôpital public. Dans le cortège, des infirmiers et infirmières, aides-soignants, urgentistes du CHU de Brest-Carhaix, mais aussi des salariés du secteur social. 

Principale revendication : un meilleur management pour l'hôpital. Les annonces du Ségur de la santé, et la hausse de 180 euros des salaires des personnels soignants, n'ont pas calmé les esprits. "Le Ségur permet de favoriser les heures supplémentaires, mais ce n'est pas ça que nous voulons. Beaucoup de personnels sont à bout, ce sont des postes et des lits dont nous avons besoin" explique Gweltaz Desmousseaux, infirmier-anesthésiste au bloc opératoire et membre de la CGT.

Selaouit Gweltaz Desmousseaux, implijiad ospital Brest hag ezel eus ar CGT

Un ras-le-bol général

Fabien, du service psychiatrie de l'hôpital de Bohars, est surtout venu pour défendre ses collègues du secteur médico-social, qui ne bénéficient pas de l'augmentation de salaires du Ségur de la Santé. S'il s'estime relativement préservé dans son service, il a vu les conditions de travail se dégrader ces dernières années. "Il y en a beaucoup qui sont prêts à lâcher la blouse. On nous demande de faire des efforts, mais on a des conditions de travail difficiles, des collègues qui ne sont pas remplacés... il y a un ras-le-bol". 

Le cortège brestois a fait une pause devant l'hôpital Morvan
Le cortège brestois a fait une pause devant l'hôpital Morvan © Radio France - Nolwenn Quioc

Le coronavirus n'a pas arrangé la situation : "On impose plus de choses aux patients, on est plus restrictifs. La distanciation due à la maladie fait que c'est plus difficile d'avoir du lien avec les patients. On est obligés d'être dans un rôle un peu plus de rappel des consignes, et un peu moins dans l'empathie et dans la bienveillance. Ça a changé notre façon de travailler. Mais la situation est encore plus dégradée en soins généraux".

Une prime Covid pour les ambulanciers

Devant l'hôpital Morvan, le cortège est rejoint par les ambulanciers en grève, qui demandent une revalorisation de leur profession, de leurs salaires, et le versement d'une prime Covid. "On a été sur le front dès le départ, et nous on n'a rien eu. On a juste eu le droit d'aller chercher les patients, mandatés par le Samu"

Les ambulanciers en grève se sont joints au cortège
Les ambulanciers en grève se sont joints au cortège © Radio France - Nolwenn Quioc

Les ambulanciers demandent également à passer sous la tutelle du ministère de la Santé, et non plus du ministère des Transports comme c'est actuellement le cas. "On n'est pas des transporteurs, on transporte des patients malades, qui ont besoin de nous. On est un maillon de la chaîne de la Santé. Ce serait une reconnaissance normale" estiment des salariés grévistes des ambulances Jussieu Secours. "Nous avons 6 mois de formation, des cours avec des sages-femmes, pour pouvoir faire des accouchements inopinés dans des ambulances, avec des médecins urgentistes, on a une formation qui est vraiment très complète. Malgré cette formation, on fait partie des transporteurs routiers".

Une délégation a été reçue en sous-préfecture un peu avant midi.

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