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CARTE - Météo France maintient 13 départements en vigilance rouge canicule, les orages arrivent par l'ouest

Brest : la colère des salariés des cliniques du CHP

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Par , France Bleu Breizh Izel

Troisième jour de grève ce jeudi dans les cliniques privées Keraudren et Grand Large à Brest. Les personnels sont fortement mobilisés pour réclamer des hausses de salaires et l'amélioration des conditions de travail. Le mouvement a été reconduit pour vendredi.

Environ 150 salariés étaient rassemblés jeudi matin devant la Polyclinique de Keraudren.
Environ 150 salariés étaient rassemblés jeudi matin devant la Polyclinique de Keraudren. © Radio France - Nicolas Olivier

C'est un mouvement social d'une ampleur inédite qui agite depuis mardi le Centre Hospitalier Privé de Brest (CHPB). Les 561 salariés des deux cliniques du nord de la ville sont appelés à la grève par la CGT et la CFDT. Un appel très suivi, par toutes les catégories de personnels, soignants et administratifs. Jeudi matin, au troisième jour de débrayage, ils étaient près de 150 rassemblés devant la polyclinique de Keraudren pour réclamer principalement une revalorisation des salaires.

Des petits salaires qui n'augmentent pas

"Les gens pensent que dans le privé la rémunération est plus importante mais c'est tout l'inverse, explique le délégué CGT Jérôme Le Jean. On touche 200 à 300 euros de moins qu'à l'hôpital pour un même métier, et on a des personnes diplômées qui sont quasiment au même niveau que le Smic, c'est inacceptable."

Les exemples sont nombreux. Isabelle est secrétaire administrative à Keraudren depuis 28 ans, elle émarge à 1.390 euros nets mensuels. Tanguy, infirmier au bloc opératoire, perçoit à peine 1.900 euros sans les primes de garde et d'astreinte. "Nous ne sommes plus augmentés depuis des années, à un moment donné on réclame les fruits du travail qui a été fait !"

0,02% d'augmentation il y a 5 ans

"Y'a un ras-le-bol des salariés qui souhaitent avant tout une reconnaissance financière, confirme Yveline Le Guen élue CFDT. Et ensuite les conditions de travail sont difficiles avec des problèmes de planning, des salariés qui sont rappelés, une charge de travail importante, ça c'est quotidien."

Les automobilistes sont invités à klaxonner pour soutenir les personnels en grève.
Les automobilistes sont invités à klaxonner pour soutenir les personnels en grève. © Radio France - Nicolas Olivier

Les syndicats demandent la revalorisation de 3% du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires. D'après les représentants, il n'a été augmenté "que de 0,02% il y a cinq ans". Les seules augmentations récentes concernent "des primes ponctuelles" mais aucune "prime Covid" n'a été versée. Les personnels des cliniques privées redoutent que l'écart se creuse avec les rémunérations du public, alors que les conclusions du "Ségur de la santé" sont attendues dans quelques jours.

Delphine, infirmière, ne supporte plus d'être dirigée "par des financiers qui ne pensent qu'à leur bilan comptable. Le travail de tous les salariés et des soignants est une richesse et pas une charge sur un bilan comptable."

Plusieurs réunions ont eu lieu avec la direction du CHPB (Groupe Elsan) qui a formulé des propositions mais écarte pour l'instant la possibilité d'augmenter le niveau des salaires. Le mouvement se poursuivra vendredi.

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