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Grève aux urgences : à Brest, une longue marche pour demander plus de personnel

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Par , France Bleu Breizh Izel

Une cinquantaine de blouses blanches ont défilé dans les rues de Brest ce lundi 20 mai. Des soignants des urgences du CHRU de Brest-Carhaix, qui demandent davantage de moyens pour pouvoir accueillir décemment les patients. Reçus par la direction, ils n'ont pas trouvé de terrain d'entente.

Les infirmiers, brancardiers, aides soignants et médecins avaient amené un brancard avec eux
Les infirmiers, brancardiers, aides soignants et médecins avaient amené un brancard avec eux © Radio France - Nolwenn Quioc

Tout en blanc, accompagnés d'un brancard et de pancartes, ils ont parcouru près de 5 kilomètres à pied, de la Cavale Blanche jusqu'à l'hôpital Morvan. Une cinquantaine de personnels des urgences du CHU manifestaient ce lundi. La semaine dernière, ils ont rejoint le mouvement national de grève des urgentistes. Et une pancarte résume leurs revendications : "+ de personnel, + de reconnaissance, + de qualité, - de violence, - d'austérité".

Plus de personnel et de lits, moins d'agressivité de la part des patients, ce sont les revendications des personnels des urgences de Brest
Plus de personnel et de lits, moins d'agressivité de la part des patients, ce sont les revendications des personnels des urgences de Brest © Radio France - Nolwenn Quioc

Seulement deux infirmières et une secrétaire d'accueil par nuit

Brancardiers, infirmiers, aides soignants, tous dénoncent des conditions de travail de plus en plus compliquées. En cause : le manque de personnel. Chaque nuit, entre 40 et 60 personnes sont accueillies aux urgences de la Cavale Blanche. Mais il n'y a que deux infirmières. 

Il faut donc parfois attendre "six à sept heures" détaille Emilie, infirmière aux urgences. "Quand on lui explique qu'il va devoir patienter plusieurs heures avant de voir le médecin, forcément le patient monte en puissance et il explose, tout simplement". Et les agressions sont de plus en plus nombreuses, témoignent les personnels. "Quasiment toutes les nuits, témoigne Emilie. Physiquement, verbalement, des menaces de mort, des insultes au quotidien".

Un ordinateur jeté en pleine figure

En première ligne, les secrétaires d'accueil doivent gérer l'agressivité de certains patients. "Des gens exténués, qui ont passé six, dix, quinze heures aux urgences, qui viennent sans arrêt nous interpeller, nous dire : on va passer quand ? C'est long ! Bah oui, mais on n'a pas le choix. Il y a des gens qui sont compréhensifs et d'autres qui ne le sont pas du tout." Comme cet homme qui s'en est pris récemment à Isabelle, elle aussi secrétaire aux urgences  : "il m'a jeté un ordinateur sur la tête. J'ai eu le temps d'esquiver, mais j'ai été très choquée, parce que je ne m'y attendais pas du tout".

"Un patient m'a jeté un ordinateur sur la tête. J'ai été très choquée" - Isabelle, secrétaire d'accueil aux urgences.

Les propositions de la direction jugées insuffisantes par les salariés

Ce lundi, à l'issue de leur marche vers l'hôpital Morvan, les personnels des urgences ont rencontré la direction. Deux heures d'échanges, qui n'ont pas permis de trouver de terrain d'entente. "La direction considère qu'elle a fait suffisamment d'efforts et de propositions, et que selon les indicateurs chiffrés, le CHU de Brest est à un bon niveau par rapport à d'autres urgences" explique Thomas Bourhis, secrétaire général CGT du CHU de Brest-Carhaix. Une nouvelle journée de grève et de mobilisation est donc prévue lundi prochain.

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