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Bretagne : deux usines s’apprêtent à fabriquer des millions de masques

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Elles sont situées à 35 kilomètres l’une de l’autre. Dans les Côtes-d’Armor, deux usines de masques vont démarrer leur production d’ici la fin de ce mois de janvier 2021.

A Ploufragan, l'usine de masques M3 Sanitrade est installée sur un espace de 25 000 m².
A Ploufragan, l'usine de masques M3 Sanitrade est installée sur un espace de 25 000 m². © Radio France - Johan Moison

A Grâces près de Guingamp, La Coop des masques présidée par Guy Hascoët, l’ancien secrétaire d’Etat à l'économie solidaire sous le gouvernement de Lionel Jospin, reçoit sa première machine ce mardi 12 janvier. Le début de la production qui avait initialement été annoncée pour novembre dernier, devrait finalement démarrer d’ici la fin de ce mois de janvier.

250 millions de masques à Ploufragan

Installée à 35 kilomètres de là, à Ploufragan près de Saint-Brieuc, M3 Sanitrade France doit également sortir ses premiers masques chirurgicaux d'ici la fin du mois.  "Les premières machines doivent arriver dans deux semaines", annonce le directeur général de l’entreprise, Franck Lecoq. 

Franck Lecoq, directeur général de Sanitrade France
Franck Lecoq, directeur général de Sanitrade France © Radio France - Johan Moison

En tout, quatre lignes de fabrication seront installées d’ici la fin de l’année à Ploufragan pour produire environ 75 millions de masques. Et ce n’est qu’un début. "L’an prochain, nous doublerons notre capacité de production pour passer à 150 millions. Même chose l’année suivante", précise Franck Lecoq. L’usine de Ploufragan, soutenue par le milliardaire libano-suisse Abdallah Chatila, projette ainsi de fabriquer 250 millions de masques en 2023. Elle produira également des équipements sanitaires. 

Tous les produits seront vendus en France et à l’étranger. "Nous avons des contacts avec l’Espagne, le Brésil ou encore le Danemark", énumère le directeur. Trente salariés aujourd’hui, une centaine dans deux ans, le projet est ambitieux mais est-il viable à long terme ? La fermeture de l’usine de masques de Plaintel en 2018 est encore dans toutes les mémoires ici.  

Nous sommes dans un marché hors pandémie et nous allons voir des clients qui utilisaient des masques avant la pandémie - Franck Lecoq, directeur général M3 Sanitrade France.

Lire aussi : comment la France a sacrifié sa principale usine de masques basée en Bretagne ?

45 millions de masques à Grâces

A Grâces, Guy Hascoët table sur un modèle différent en ciblant "le marché breton et le grand ouest", un modèle qui s’inscrit "dans la durée et dans une logique de relocalisation", prévient l'ancien secrétaire d'Etat. 

Nous ne sommes pas sur le grand marché mondial - Guy Hascoët. 

"Nous travaillons avec des réseaux de professionnels qui préfèrent une coopérative comme la nôtre à je ne sais quel grand groupe." La Coop des masques qui a reçu le soutien de plusieurs collectivités dont celui de la région Bretagne, envisage de produire 45 millions de masques par an (15 millions de masques FFP2 et 30 millions de chirurgicaux). Elle produira aussi du textile filtrant qui rentre dans la composition des masques. 

La concurrence avec les masques chinois ?

Les dirigeants des deux usines assurent ne pas être en concurrence. "Nous ne sommes pas positionnés sur les mêmes marchés", assure Frank Lecoq. En revanche, la concurrence avec le marché asiatique est abordée différemment.

Si le directeur de M3 Sanitrade assure que sa société sera "en mesure de concurrencer l’Asie sur les prix", de son côté, Guy Hascoët prévient que ce n’est pas l’ambition de sa coopérative. "On ne peut pas rivaliser avec des gens qui ont un SMIC à 150 euros et qui ont, parfois, peu de soucis des conséquences de leur production sur les ressources qui les entourent. Il faut savoir ce que l’on veut !"

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