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Économie – Social DOSSIER : Brexit

Brexit : à six mois de l'échéance, les acteurs du trafic transmanche sont inquiets

lundi 1 octobre 2018 à 17:36 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

A moins de six mois du Brexit, le ministre de l'action et des comptes publics, Gérald Darmanin, est en visite à Calais ce mardi 2 octobre 2018. La Grande-Bretagne a voté pour la sortie de l'Union européenne, qui est prévue pour le 29 mars prochain. Les acteurs du trafic transmanche sont inquiets.

Les contrôles dans les ports de part et d'autre de la Manche pourraient entraîner de sérieux bouchons
Les contrôles dans les ports de part et d'autre de la Manche pourraient entraîner de sérieux bouchons © Maxppp - FACUNDO ARRIZABALAGA/EPA/Newscom

Calais, France

Dans moins de six mois, le 29 mars 2019, le Royaume-Uni quittera l'Union européenne. Même si on ne connaît pas encore les modalités exactes de ce Brexit, les inquiétudes sont vives sur notre littoral. Notamment à Calais, où le ministre de l'action et des comptes publics, le Nordiste Gérald Darmanin, est en déplacement aujourd'hui.

Le trafic transmanche, ce sont 10 000 camions par jour, environ quatre millions par an, et 32 millions de passagers. Dans les ports de Calais et Dunkerque, et au tunnel sous la Manche, c'est donc peu dire qu'on voie arriver le Brexit avec inquiétude. Car les marchandises devront être contrôlées, il faudra pour cela des hommes et des infrastructures. Le président du port de Calais, Jean-Marc Puissesseau, plaide pour un peu de souplesse : "il n'est pas possible de contrôler chaque camion. Je pense qu'il faudra utiliser toutes les techniques modernes de déclarations en douane, pour éviter que chaque camion soit arrêté, parce que ce sera ingérable".

Le préfet de région a écrit au ministre de l'intérieur

Le risque, en cas de contrôles systématiques, ce sont les bouchons. Une étude britannique a mis en évidence que deux minutes d'attente supplémentaire au port ou au tunnel provoquerait quarante kilomètres de ralentissements. Un blocage que redoute même le préfet de région, Michel Lalande a écrit une lettre à ce sujet au ministre de l'intérieur, Gérard Collomb.

Comment vont faire les entreprises pour continuer à vivre ?

David Sagnard, patron d'une entreprise de transport routier à Calais, et président de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), dans les Hauts de France, craint les conséquences économiques de ce Brexit : "je me souviens, dans les années 80, quand nos véhicules passaient les frontières vers la Grande-Bretagne, ils attendaient à Douvres, pour faire un dédouanement, entre six, huit heures, voire une journée complète ! Un camion arrêté, c'est zéro productivité. On fait comment, au niveau des entreprises, pour continuer à vivre et à donner du travail à nos salariés ?"

Recrutement de douaniers

Le gouvernement a promis d'embaucher 700 douaniers supplémentaires d'ici à 2020. David Caron, en poste à Calais, secrétaire général de la CFDT douanes, s'interroge : "est-ce qu'on aura les effectifs suffisants, la formation suffisante, et les infrastructures suffisantes pour affronter ce challenge ? Aujourd'hui, on est incapable de le dire, puisqu'on ne sait pas du tout la nature des accords, si accord il y a. Avec un Brexit dur, 700 emplois, ce sera insuffisant".