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Économie – Social

Brexit en Dordogne : 7.000 Britanniques pourraient demander une carte de séjour dans le département

mercredi 13 mars 2019 à 17:28 Par Harry Sagot, France Bleu Périgord et France Bleu

Pour Roger Haigh, directeur de la Chambre économique franco-britannique en Dordogne, 7.000 Britanniques pourraient avoir besoin d'une carte de séjour dans le département en cas de Brexit. Mais aujourd'hui, la préfecture n'en délivre que 2.000 par an, toutes nationalités confondues.

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. © Maxppp - Maxppp

Piégut-Pluviers, France

Environ 10 à 12.000 expatriés britanniques résident en Dordogne (dont 7.000 enregistrés à la préfecture), et 40.000 en Nouvelle-Aquitaine. Des Britanniques souvent inquiets pour leur droit de rester chez eux en cas de Brexit "dur", sans accord.  "Ils en on marre de cette incertitude - témoigne le directeur de l'antenne périgourdine Chambre de commerce et d'industrie franco-britannique, Roger Haigh - et la seule mini-assurance qu'ils peuvent trouver c'est la carte de séjour."

7.000 cartes de séjour à distribuer ?

Les services de Roger Haigh ont déjà travaillé avec les services de la préfecture, et une nouvelle réunion est prévue la semaine pour accélérer le système de délivrance : "Si on prend le nombre de Britanniques qui veulent une carte de séjour [en Dordogne] on pourrait arriver à 7.000, alors que la préfecture n'en distribue actuellement que 2.000 par an, toutes nationalités confondues." La préfecture est moins catégorique : selon son secrétaire général, 7.000 Britanniques sont enregistrés dans le département, et tous ne demanderont pas un titre de séjour. Pour Roger, Haigh, la demande de double nationalité n'est pas une solution d'urgence ; la procédure prend souvent plus de 18 mois, et exige un niveau de français très élevé.

On sait pas où on va, personne ne comprend rien." - Elizabeth, Britannique installée en Périgord vert

Sur le marché de Piégut-Pluviers ce mardi matin, les clients et les commerçants britanniques exprimaient leur incompréhension. Certains (rares) ont la double nationalité, mais la plupart s'inquiètent de leur droit de rester chez eux. Christina Howle par exemple, qui vend des savons sur le marché, n'a pas demandé de carte de séjour quand elle est arrivée en France : "Il y a 14 ans ce n'était pas nécessaire, et maintenant il n'est pas possible d'avoir un rendez-vous pour faire la demande de carte de séjour." Darren Luckhurst, qui tient une boutique de services informatiques en plein centre de Piégut-Pluviers, a fait renouveler sa carte de séjour l'an dernier, mais envisage maintenant de demander la double nationalité.

Denise Weir a ouvert  il y a deux ans une petite épicerie de produits anglais, rue de la Résistance à Piégut-Pluviers : "The 1 to 4 euros store", mais elle n'est pas sûre de continuer : "En cas de Brexit, je ne pourrai plus vendre mes produits anglais, parce que le coût d'importation en Europe va augmenter, ce sera énorme. Aujourd'hui on a les accords commerciaux mais on va les perdre."

Denise Weir vend des produits typiqyuement britanniques - Radio France
Denise Weir vend des produits typiqyuement britanniques © Radio France - Harry Sagot

Certains résidents britanniques s'inquiètent aussi pour leur couverture sociale, malgré les dispositions prises par le gouvernement français, ou encore pour la validité de leur permis de conduire.