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Économie – Social DOSSIER : Brexit

Brexit : en visite à Nantes, le commissaire européen Pierre Moscovici met en garde les entreprises françaises

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Par , France Bleu Loire Océan

Le commissaire européen aux Affaires économiques et financières était en visite à Nantes ce mardi 2 avril 2019. Devant des chefs d'entreprises à la Chambre de commerce et d'industrie, il a évoqué le Brexit. Et leur a demandé de se préparer à une sortie sans accord.

Le commissaire européen Pierre Moscovici
Le commissaire européen Pierre Moscovici © Radio France - Louis de Bergevin

Nantes, France

"L'hypothèse du no-deal (sortie de l'Union Européenne sans accord) devient chaque jour plus probable. Il faut se préparer" anticipe Pierre Moscovici. Le commissaire européen aux Affaires économiques s'est adressé ce mardi 2 avril à des chefs d'entreprises de Loire-Atlantique. Il a évoqué le Brexit.

Mon message aux entreprises, c'est : "préparez vous. Maintenant" Pierre Moscovici

La date de la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne approche. Le 12 avril. Si elle n'est pas repoussée, et qu'aucun accord n'est trouvé, les conséquences pourraient se faire ressentir jusque chez nous.

"Notamment pour les PME (petites et moyennes entreprises) et les PMI (petites et moyennes industries) qui n'ont pas été confrontées à la production de documents douaniers avec le Royaume-Uni" explique le commissaire européen.

Des chefs d'entreprises inquiets

"On a peur, surtout au niveau des prix, reconnait Jean-Luc Cadio, directeur de l'entreprise Berjac. Nous on importe des produits qui viennent d'Irlande, d'Angleterre. Si il n'y a pas d'accord, ça va avoir une conséquences significatives sur notre filière surtout au niveau de l'agneau et du bœuf. Peut-être qu'on aura aussi des retards."

On a peur qu'il y ait une flambée avec les taxes supplémentaires donc on s'y prépare." Jean-Luc Cadio

Et si la sortie est brutale, elle pourrait faire mal. "L’Angleterre est l'un de nos premiers partenaires pour les importations et pour les exportations," reconnait Vincent Charpin, le président du MEDEF de Loire-Atlantique.

Sur le moyen terme, je suis inquiet. Ça peut entraîner une récession économique non négligeable." Vincent Charpin

Il se méfie en deux temps. "Aujourd'hui on s'inquiète surtout d'un système figé, faute d’accord, de normes et d'une nouvelle organisation qui soit en place. Mais après, on ne sait pas ce qui se passera pour les taxe, les frontières. Donc c'est une grande précarité. Et le système économique n'aime pas l'incertitude."

Hier, lundi 1er avril, les députés britanniques ont encore rejeté la possibilité d'un accord. Aucun des scénarios n’a remporté une majorité de voix.