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Économie – Social
Dossier : Brexit

Brexit : la secrétaire d'Etat aux affaires européennes rassure les chefs d'entreprise normands

Amélie de Montchalin est venue rassurer les chefs d'entreprise normands ce mardi à Deauville. La secrétaire d'Etat aux affaires européennes s'est rendue à l'université du Medef Normandie pour parler du Brexit. La ministre incite les patrons à s'informer et se préparer à la sortie du Royaume-Uni.

Amélie de Montchalin est venue rassurer les chefs d'entreprise normands face au Brexit
Amélie de Montchalin est venue rassurer les chefs d'entreprise normands face au Brexit © Radio France - Jean-Baptiste Marie

Deauville, France

Alors qu'il n'est toujours pas effectif, le Brexit inquiète et questionne les chefs d'entreprise. C'est pour les rassurer que la secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Amélie de Montchalin, s'est rendue à l'université des entrepreneurs normands organisée par le Medef Normandie : "Un chef d'entreprise fait face à de très nombreux risques, tous les jours. Le Brexit en est un. Et son métier c'est de les préparer. L'Etat a mis en place un système pour que de manière extrêmement simple, gratuit, rapide, toutes les entreprises puissent faire la démarche d'avoir "un numéro EORI". Un numéro qui leur permet de commercer facilement avec le Royaume-Uni quel que soit le scénario."

Face aux patrons, la représentante du gouvernement les a invités à consulter le site internet des Douanes et celui dédié sur le Brexit qui permet notamment aux entrepreneurs de faire un diagnostic de leur situation face à la sortie prochaine du Royaume-Uni de l'union européenne. "Au fond mon message, précise Amélie de Montchalin, c'est : soyez rassurés sur l'idée que nous travaillons bien en ayant conscience de l'incertitude qui est un poison économique fort, et préparez-vous avec des démarches que l'on a hyper-simplifiées."

1 300 entreprises normandes n'exportent qu'au Royaume-Uni

Avec sa proximité géographique, la Normandie est l'une des régions qui entretient le plus de liens économiques avec les Britanniques. Aujourd'hui, 1.300 entreprises normandes n'exportent qu'au Royaume-Uni. "Ce n'est pas le même risque pour tout le monde notamment pour ces entreprises-là, souligne Pierre-Jean Leduc président du Medef Normandie. Maintenant, pour moi, le Brexit est aussi une opportunité. L'Irlande qui a aujourd'hui beaucoup de flux avec l’Angleterre va devoir changer ses sources d'approvisionnement. Et pour nous, Normands, c'est une opportunité car nous sommes désormais le territoire le plus proche. Le premier port européen pour les Irlandais c'est la Normandie avec Cherbourg et Le Havre. Donc il faut aussi y voir le côté positif."

Le gouvernement aux côtés des pêcheurs

La pêche est un enjeu majeur pour le gouvernement. C'est en tout cas ce qu'a affirmé à la tribune la secrétaire d'Etat aux affaires européennes. "L'idée selon laquelle les pêcheurs français ne pourraient plus aller pêcher dans les eaux britanniques n'est pas une idée que nous envisageons ni au départ ni à la fin, affirme Amélie de Montchalin. C'est impossible à considérer parce que ce qui est pêché dans les eaux britanniques est transformé à l'immense majorité sur le territoire français. Donc s'ils continuent de pêcher tout seul, chez eux, nous ne transformerons plus leurs produits. Ce n'est ni bon pour eux, ni pour nous."

La ministre a ainsi rappelé quelle était la ligne de conduite de la France et d'un certain nombre de ses partenaires européens pour la défense de la pêche européenne : "Notre position c'est de maintenir un accès réciproque dans les eaux territoriales des uns et des autres. Et nous travaillons sur les taux de captures et de quotas pour que cette relation puisse perdurer de manière équilibrée."

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