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Économie - Social

Brexit : les risques pour l'économie bretonne

Les acteurs économiques bretons se préparent au Brexit avec inquiétude. Selon les chiffres officiels, la Bretagne exporte l'équivalent de 830 millions d'euros de marchandise par an. Mais en réalité, c'est beaucoup plus. Bretagne Commerce International va programmer deux réunions par département.

De la paperasse à prévoir
De la paperasse à prévoir © Radio France - Michel Benoid

Bretagne, France

Selon les chiffres des douanes, la Bretagne exporte l'équivalent de 830 millions d'euros de marchandise par an. En réalité, c'est beaucoup plus car ce chiffre ne prend en compte que les produits qui ont quitté le territoire national par les ports et aéroports bretons. Or, les entreprises bretonnes exportent aussi via Calais et surtout Le Havre. C'est le cas par exemple du beurre Le Gall fabriqué à Quimper et comptabilisé par les douanes dans les exportations normandes en raison d'un départ par le port du Havre.

Il n'y a donc pas de chiffres réels mais on sait que la Bretagne exporte de l'agro-alimentaire en frais et en congelé, des pièces détachées automobiles, de l’électronique.

Huit millions de choux fleurs exportés vers la Grande Bretagne

Marc Kerangueven, producteur à Lannilis (29) et président du Cerafel (2.000 producteurs) s'inquiète. Sur les 100 millions de choux fleurs produits par Prince de Bretagne, huit millions partent en Grande Bretagne. Cela correspond à 20% du volume exporté : " J'ai deux craintes. Une nouvelle baisse de la livre qui rendent nos produits trop chers et amène les britanniques à produire localement. Et des paperasses  qui obligent à  payer des salariés ou des prestataires pour s'en occuper. Ces tracasseries administratives vaudront le coup pour un camion de choux fleur mais pas forcément pour d'autres produits de diversification que l'on exporte actuellement en demi-palette."

8 millions de têtes de choux fleurs bretons exportés vers la Grande Bretagne. - Maxppp
8 millions de têtes de choux fleurs bretons exportés vers la Grande Bretagne. © Maxppp - Patrick Guigueno

Pas de fléchissement des exportations pour l'instant

Les entreprises bretonnes ont déjà du s'adapter à la dévalorisation de la livre sterling : - 14% depuis l'annonce du Brexit. Elles ont soit augmenté leur prix, soit réduit les quantités. On sait aussi que les Britanniques font actuellement du stock, notamment de pièces détachées automobiles. Conséquence : le volume des exportations bretonnes vers la Grande Bretagne n'a pas fléchi pour l'instant. 

Bientôt de nouvelles réunions pour accompagner les entreprises

Bretagne Commerce International devrait programmer rapidement deux nouvelles réunions par département à l'intention des chefs d'entreprise. "Les patrons commencent à prendre conscience que la Grande Bretagne risque d'être bientôt aussi inaccessible que l’Azerbaïdjan avec une paperasse terrible" précise Vincent Chamaret, directeur de BCI. Les prochaines réunions risquent de faire un carton. 

Inquiétude pour la pêche bretonne

Autre crainte en Bretagne de conséquence économique du Brexit : la pêche. Selon Olivier Le Nézet, le président du Comité régional des pêches, _"_140 à 150 navires bretons pêchent dans les eaux britanniques et en sortent 50 % de leur chiffre d'affaire." Cela représente un effectif d’environ 800 marins et plusieurs milliers d'emplois de transformation à terre. 

Pour Olivier Le Nézet, "ces bateaux font l'équilibre financier de toutes les criées bretonnes. Et puis ils risquent de se reporter sur les zones françaises. C'est toute la filière qui risque d'être impactée." Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé des mesures qui seront détaillées dans les prochaines semaines. Olivier Le Nézet insiste : "Nous avons surtout besoin de pouvoir continuer à pêcher dans les eaux britanniques." 

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