Économie – Social

Brodard et Taupin à La Flèche : moins d’une minute pour imprimer un exemplaire du prix Femina !

Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine mercredi 15 novembre 2017 à 5:09

L'impression est lancée moins d'une demi-heure après l'attribution du prix littéraire!
L'impression est lancée moins d'une demi-heure après l'attribution du prix littéraire! © Radio France - Bertrand Hochet

En moins de trois jours, l’imprimerie a sorti plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires de La Serpe, prix Femina 2017. Un travail intense, anticipé plus d’un mois à l’avance. Une « fierté » pour les 112 salariés de l’usine de La Flèche qui imprime chaque année près de 40 millions d'ouvrages.

Le jour J, il n'y a plus qu'à appuyer sur le bouton! Chez Brodard et Taupin, l'impression des prix littéraires se prépare longtemps à l'avance. "Environ un mois", estime Eric Houedessou, le directeur de l'usine. Ses équipes, en lien avec les maisons d'édition, sont à l'affût des rumeurs et réactualisent en permanence la liste des lauréats potentiels, jusqu'à la proclamation des résultats. "On l'apprend en écoutant la radio, puis la maison d'édition nous le confirme", explique le patron de Brodard et Taupin. En amont, "nous avons préparé les imprimantes et installé les couvertures des ouvrages". Traditionnellement les annonces tombent à 13 heures. "Nous démarrons les rotatives, au plus tard à 13h30", se félicite Eric Houdessou.

"Tout le monde s'y met!"

Cette année, Brodard et Taupin imprime le prix Femina: La Serpe de Philippe Jeaneda aux éditions Julliard. Le principe, c'est que l'entreprise ressort un ou des ouvrages qu'elle a déjà imprimé pour la rentrée littéraire. La maison d'édition ne veut pas préciser combien d'exemplaires elle a commandé à l'imprimerie fléchoise mais ce sont assurément plusieurs dizaines de milliers d'ouvrages (entre 50.000 et 100.000) qui sortent des rotatives en à peine trois jours. "Tout le personnel (112 salariés, ndlr) s'y met", se réjouit le directeur de l'usine. "De la facturière au spécialiste de l'impression en passant par ceux qui travaillent aux ressources humaines: certains posent à la main les bandeaux rouges sur lesquels est inscrit le nom du prix littéraire". Eric Houedessou décrit un "moment particulier, unique et très fédérateur".

Près de 40 millions de livres par an

Pour effectuer cet important travail en un court laps de temps, Brodard et Taupin peut compter sur deux rotatives relativement neuves (elles ont été installées voici six et sept ans). "Celle qui nous a servi à imprimer le prix Femina sort un livre prêt à expédier en moins d'une minute!", explique Eric Houedessou, le directeur de l'usine. "Tous les exemplaires sont ensuite expédiés dans un dépôt logistique à 3 heures et demi de route de La Flèche", précise le responsable. Imprimer un prix littéraire est une "fierté" pour les employés. Le patron de Brodard et Taupin raconte cette anecdote: "je pense qu'il n'y a pas un salarié qui ne commence pas un livre par la fin. On regarde tous où il a été imprimé!" La sortie d'un prix littéraire est une vitrine pour Brodard et Taupin, une prouesse technique mais finalement "une goutte d'eau par rapport au nombre de livres imprimés chaque année", sourit Eric Houedessou. Qui indique "nous tirons jusqu'à 40 millions d'ouvrages par an!"

L'imprimerie, installée à La Flèche depuis 1967, emploie 112 salariés. - Radio France
L'imprimerie, installée à La Flèche depuis 1967, emploie 112 salariés. © Radio France - Bertrand Hochet

ARCHIVE: janvier 2017 - le directeur de Brodard et Taupin, invité de France Bleu Maine