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Économie – Social

Brumath : l'entreprise Saveurs boulangères placée en liquidation judiciaire

lundi 29 octobre 2018 à 12:49 Par Corinne Fugler, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

L'entreprise bas-rhinoise Saveurs boulangères a été placée en liquidation judiciaire ce lundi 29 octobre par la Chambre commerciale du Tribunal de grande instance de Strasbourg. Elle employait 38 personnes.

Le tribunal de grande instance de Strasbourg
Le tribunal de grande instance de Strasbourg © Radio France - Corinne Fugler

Brumath, France

La société artisanale de boulangerie et pâtisserie "Saveurs boulangères", installée à Brumath, a été placée en liquidation judiciaire de lundi matin 29 octobre. Sous l'enseigne Sophipain, le site avait été placé en redressement judiciaire en 2015. Son repreneur, Paula Roser, avait choisi de garder l'équipe en place. Aujourd'hui elle jette l'éponge dans un climat tendu. 

Mercredi 10 octobre, une partie des 38 salariés avait cessé le travail pour dénoncer le manque de dialogue avec leur direction et un retard dans le versement des salaires du mois de septembre. Les grévistes voulaient aussi attirer l'attention sur leurs conditions de travail.  

Un climat social très tendu

"Saveurs boulangères" comptait parmi ses clients essentiellement des collectivités : hôpitaux, maisons de retraite et crèches. L'entreprise cesse son activité faute de liquidités. Elle rencontrait aussi des difficultés pour livrer sa clientèle et devait, assurent ses employés, refuser des congés ou rappeler des boulangers ou des pâtissières sur leur temps de repos pour honorer les commandes. Des employés qui, sur le parvis du tribunal, ne sont pas surpris par la liquidation de leur entreprise: "Elle est dure à prendre mais on s'attendait à cette décision. Au vu des conditions de travail, l'entreprise n'aurait pas pu continuer. Il fallait plus de monde, il fallait anticiper (les surcharges de travail). On nous imposait de travailler sept jours sur sept, de reporter les congés. On ne pouvait pas l'accepter!" témoigne Denisa Kuhnle, préparatrice de commandes.

En dénonçant nos conditions de travail, on était dans notre droit, estime Denisa Kuhnle

"J'ai travaillé trop dans la transparence, le dialogue social était là! "assure de son côté Paula Roser, la responsable de "Saveurs boulangères", qui rappelle que seule une minorité de salariés s'est présentée à la réunion d'information organisée par la direction au début du mois de septembre. "On m'a cassée, on a cassé mon nom, et j'ai perdu énormément d'argent!"

"On m'a cassée" dénonce la responsable de l'entreprise, Paula Roser