Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Bruno Le Maire : "La filière aéronautique française européenne peut sortir plus forte de la crise"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Occitanie

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, s'est rendu ce vendredi à Toulouse pour rencontrer les acteurs de la filière aéronautique. Il l'affirme, "la filière aéronautique est la filière la plus touchée par la crise, mais elle peut en sortir plus forte".

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie en visite à Toulouse, au micro de France Bleu.
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie en visite à Toulouse, au micro de France Bleu. © Radio France - Pierre Bouillin

Ce vendredi, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, s'est rendu à Toulouse pour rencontrer les acteurs de la filière aéronautique ainsi que des acteurs économiques locaux. Il a accordé un entretien privilégié à France Bleu Occitanie.

On va commencer avec le gros dossier de la filière aéronautique. Vous êtes venu à Toulouse en disant que c'était la filière la plus touchée par cette crise et aussi en disant, on va vous soutenir jusqu'au bout. C'est ce que vous avez dit et ce que vous avez répété ? 

Oui, parce que c'est la filière la plus touchée. Vous l'avez dit, c'est une filière absolument stratégique pour le pays, qui représente beaucoup d'argent à l'exportation, énormément d'emplois, plus de 300.000 emplois dans notre territoire. C'est des bassins d'emplois qui sont très concentrés, évidemment, ici, à Toulouse et en Occitanie. Et puis il des compétences qui sont uniques au monde. 

Un ingénieur aéronautique français, un soudeur français dans l'aéronautique, c'est des compétences qui sont uniques au monde. Donc, il faut les préserver et les préserver sur le long terme. C'est aussi ça la spécificité de l'industrie aéronautique. C'est que le redémarrage ne viendra pas tout de suite. Le transport aérien ne va pas redémarrer tout de suite. Donc, non seulement il faut soutenir massivement, nous le faisons, mais il faut soutenir sur plusieurs années et donc inscrire ce soutien sur plusieurs années. 

Et vous dites même "vous allez sortir de cette crise plus fort". C'est difficile peut-être pour le salarié d'une entreprise qui va être licencié d'entendre ça. On peut vraiment sortir plus fort de cette crise ?

Au-delà du choc immédiat qui est très, très dur pour des milliers de salariés, pour des chefs d'entreprises sous-traitants aéronautiques qui sont très inquiets que si on regarde sur le long terme, à cinq ans, dix ans, à l'échelle de ce qui est la vie aussi d'un pays, la filière aéronautique française européenne peut en sortir plus forte parce que ça va accélérer une amélioration de la chaîne de production française qui devenait indispensable et qui n'avait pas été suffisamment faite.

Cela va accélérer les investissements dans des nouvelles technologies ce qui était indispensable. Je pense en particulier aux énergies décarbonées, je pense à l'avion hydrogène, je pense à l'électrification du transport aérien. Tout ça, il fallait le faire. Il fallait faire vite.

La crise va accélérer les investissements dans ce domaine et donc vont nous permettre, à la sortie, d'avoir une filière aéronautique qui restera la plus performante de la planète. Parce que c'est bien ça l'objectif, être devant la Chine et devant les États-Unis pour avoir une filière aéronautique qui soit la meilleure au monde. 

Ce midi, vous avez déjeuné avec le patron d'Airbus. Est-ce que cette entreprise qui évidemment, est le chef de file et qui donne le tempo à toutes les autres, c'est bien ça l'enjeu. Est-ce que ça va mieux pour Airbus ? Quelle a été la teneur de vos discussions avec Guillaume Faury ? 

Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais ce que je peux vous dire, c'est que nous travaillons main dans la main avec Airbus, avec le président d'Airbus, Guillaume Faury, et nous regardons tout ce qui peut être fait. Je dis bien tout pour soutenir l'entreprise. Il y a des mesures que tout le monde connaît, le chômage partiel, par exemple.

Il y a d'autres mesures très concrètes, par exemple pour aider au maintien de commandes de compagnies aériennes étrangères, où c'est le Trésor public français qui apporte sa garantie des solutions de financement pour que les commandes d'Airbus à l'étranger soient maintenues.

Et quand vous regardez les résultats d'Airbus en 2020, c'est vrai qu'il y a une baisse du nombre d'avions qui ont été livrés, 566, mais c'est resté un niveau très élevé parce que nous avons, nous État français, garanti des financements de la part de compagnies aériennes étrangères. Ça fait partie des mesures sur lesquelles nous allons continuer à rester investis pour qu'Airbus reste cette très grande entreprise industrielle et aéronautique qu'elle est aujourd'hui et qu'elle doit rester à l'avenir.

On poursuit cet entretien en parlant de ces restaurateurs, de ses hôteliers et de ces professionnels de l'événementiel que vous avez aussi rencontrés cet après-midi à Toulouse. Des gens parfois perdus, qui parlent de dates, qui vous posent des questions sur des dates. J'ai entendu, comme beaucoup d'autres le 7 mars, le 6 mars, le 1er juin pour les bars. Est-ce qu'il y a des dates ? Est ce qu'on sait ? Est ce que vous avez une date ? Est ce que vous leur avez dit quelque chose ?

Non, je n'ai pas de date. Je le redis avec beaucoup de gravité. Toutes les dates que je vois circuler sur les réseaux sociaux sont de pures inventions et je crois que dans la période de crise où nous sommes, nos compatriotes ont besoin de vérité, de certitude et certainement pas d'invention.

La vérité et la certitude, c'est que tous les établissements qui sont fermés, sans exception, continueront à bénéficier du soutien de l'État. Fonds de solidarité, exonération de charges, activité partielle. Nous maintiendrons tous ces dispositifs tant qu'il y aura des mesures de restriction sanitaire. Ça, c'est une certitude.

En revanche, sur le calendrier vous dire qu'on va rouvrir les restaurants à telle date ou à telle autre date, je suis incapable de vous le dire parce que d'abord, je ne suis pas épidémiologiste, mais parce que de toute façon, le virus a déjoué les pronostics de tout le monde. Donc, ne jouons pas avec les nerfs des Français en inventant des dates qui ne correspondent à aucune réalité. 

Et là, on a bien entendu, il y a des professions qui vous l'ont dit, on ne travaille plus du tout et c'est sur celles-là que vous voulez accentuer ?

Bien sûr, nous, notre aide, nous la calculons en fonction de la situation des entreprises. Plus vous êtes touchés par les mesures de restriction sanitaire, plus nous vous soutenons. C'est une question de justice. Donc, ceux qui sont fermés, les restaurants, on les aide massivement, ceux qui sont ouverts, mais qui ont un effondrement de leur activité, les hôtels, nous les soutenons, mais pas exactement au même niveau.

Ceux qui sont les fournisseurs de ces établissements qui peuvent continuer à travailler, mais qui ont un chiffre d'affaires un peu moins important. Nous les soutenons aussi, mais un niveau un tout petit peu différent. On essaye d'être les plus efficaces, mais aussi les plus justes

Juste pour finir, Monsieur le Ministre, on termine avec le plan de relance. Il y a des projets importants ici la LGV, la troisième ligne de métro. Est-ce que ça travaille dur ? Est-ce que vous en avez profité pour en discuter ? 

Je confirme, ça travaille dur et je suis venu ici pour mettre l'épée dans les reins de tout le monde et dire, il faut que la relance avance, que les projets sortent de terre le plus vite possible pour que notre économie puisse redémarrer le plus fort possible et le plus rapidement possible dès que la pandémie sera derrière nous.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess