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Buzançais : Makeen Energy placé en redressement judiciaire, un soulagement pour les 84 salariés

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Par , France Bleu Berry

C'est le soulagement pour les salariés de Makeen Energy à Buzançais. Ils ont appris ce jeudi le placement de leur entreprise en redressement judiciaire, et non pas en liquidation comme ils le craignaient. Un peu de répit pour les 84 salariés berrichons de l'entreprise d'embouteillage de GPL.

Les salariés de Makeen Energy soulagés après l'annonce du placement en redressement judiciaire, et nonpas en liquidation.
Les salariés de Makeen Energy soulagés après l'annonce du placement en redressement judiciaire, et nonpas en liquidation. © Radio France - Emeline Ferry

La décision du tribunal de commerce est tombée ce jeudi matin. L'entreprise Makeen Energy, installée à Buzançais, est placée en redressement judiciaire. Pour les 84 salariés qui craignaient de perdre leur emploi, c'est un soulagement, même si la situation est toujours compliquée. 

Il y a une quinzaine de jours, ils ont appris la volonté de la direction du groupe danois qui les a rachetés de les placer en liquidation judiciaire. Une annonce accueillie avec stupeur et inquiétude, car l'antenne berrichonne, ex-Siraga, se porte plutôt bien. Les salariés de l'entreprise, spécialisée dans l'embouteillage de GPL, ont continué à travailler pendant tout le confinement.

Les salariés de Makeen Energy rassemblés devant le tribunal de commerce de Châteauroux.
Les salariés de Makeen Energy rassemblés devant le tribunal de commerce de Châteauroux. © Radio France - Emeline Ferry

Ce jeudi matin, ils étaient une soixantaine réunis devant le tribunal de commerce pour attendre la décision. La bonne nouvelle est tombée vers 9h15 : Makeen Energy à Buzançais est placé en redressement judiciaire, et non pas en liquidation. Un administrateur judiciaire a été nommé et une période d'observation de six mois a été ordonnée.

Six mois de répit pour les salariés

"Je suis super contente, je ne voyais pas tous les salariés partir d'un coup. Après, on verra ce qu'il se passe, mais il y a au moins une lueur d'espoir. Ce n'est pas le mot "liquidés", on n'est pas liquidés et ça, c'est une belle victoire aujourd'hui", confie Nathanaëlle, une salariée. 

"Pour moi, j'allais être licencié, j'avais déjà remis mon CV à jour, j'avais déjà fait des démarches pour me remettre sur le marché du travail... Donc je vais mettre ça en stand-by pour l'instant. C'est un peu de répit, ça va nous permettre de souffler un peu", se réjouit Joseph.

"On est très contents, ça va nous laisser respirer un peu, nous laisser un peu plus de temps pour continuer nos investigations. Là, les délais étaient très courts, il y avait beaucoup de démarches à faire, les nuits étaient très courtes", ajoute Paulo de Oliveira, élu CSE qui a représenté les salariés au tribunal. "On y voit un peu plus clair, on a beaucoup d'espoir. Et c'est rassurant aussi pour nos sous-traitants", souligne Stéphane Robin, représentant syndical Force ouvrière au sein de l'entreprise.

Jacques-Antoine Évain, manager de transition, chargé par la direction d'organiser la procédure.
Jacques-Antoine Évain, manager de transition, chargé par la direction d'organiser la procédure. © Radio France - Emeline Ferry

"Un redressement judiciaire, ça change le timing. Si cela avait été une liquidation, ça aurait été un arrêt sur images, on serait potentiellement allés vers un licenciement des salariés. Le redressement, c'est un espoir pour les salariés", explique Jacques-Antoine Évain, manager de transition qui a été chargé par la direction d'organiser cette procédure.

Le Covid-19 a été un facteur aggravant fort qui a amené le groupe à prendre une décision de gestion : la liquidation judiciaire, qui aujourd'hui est reprononcée en redressement judiciaire

"Je comprends la colère et le courroux des salariés par rapport à l'annonce de la volonté de placer l'entreprise en liquidation judiciaire. Ils ont été informés de façon extrêmement rapide", poursuit-il. "Il faut remettre les choses à leur place. Certains disent que les Danois avaient piqué les brevets de cette entreprise. Non, les brevets ont été rachetés, ils ont été payés"

"Le groupe n'a pas profité du Covid-19. Cette crise a été un facteur aggravant pour une entreprise qui a perdu de l'argent, de façon assez générale. Le Covid-19 a été un facteur aggravant fort qui a amené le groupe à prendre une décision de gestion : la liquidation judiciaire, qui aujourd'hui est reprononcée en redressement judiciaire", répond Jacques-Antoine Évain aux salariés berrichons qui s'interrogent, car ils ont continué à travailler pendant le confinement.

Une prochaine audience aura lieu le 22 juillet au tribunal de commerce pour faire le point sur le redressement judiciaire.

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