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"Une année de misère" pour cette éleveuse de pigeons de Loire-Atlantique qui fournit les restaurants

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Par , France Bleu Loire Océan

La fermeture des restaurants à cause de la pandémie de Covid-19 signifie aussi l’arrêt total ou partiel des filières qui les approvisionnent. En Loire-Atlantique, Marie-Samuelle Bourreau gère un élevage de pigeons. Elle se retrouve en grande difficulté et demande plus de soutien.

Pigeonneau par le Chef Yoan Mouton
Pigeonneau par le Chef Yoan Mouton © Radio France - Isabelle Wagner

"C’est une année à part, une année de misère", résume Marie-Samuelle Bourreau, cheffe d’exploitation des Pigeons de Pornic, en Loire-Atlantique. Elle a repris l’exploitation familiale et gère un élevage de 3.500 couples et leurs petits pour fournir les restaurants, essentiellement gastronomiques. 

Une activité qui s’est quasiment arrêtée lors des deux confinements liés à la pandémie de Covid-19 : "Je n'ai plus de clients puisque mes restaurateurs sont fermés. Je n'ai plus que quelques restaurateurs qui font de la vente à emporter ce qui me permet de faire 10 à 20 % de mon chiffre d'affaires."

La cheffe d’exploitation livre entre 100 et 200 pigeonneaux par semaine contre 500 à 800 habituellement et encore plus en cette période de fêtes de fin d’année. "Jamais je n'aurais imaginé un jour que tous les restaurants de France ferment. C’est incroyable et ça m'a mise dans une situation chaotique."

Un cri du cœur

Marie-Samuelle Bourreau a pu bénéficier d’un prêt garanti par l’État et d’un report des cotisations. Mais ce n’est pas suffisant, déplore-t-elle. "Ce qui est le plus difficile, c'est que je n'ai pas d'argent qui rentre mais mes factures continuent de tomber. Même si je ne vends pas, mes pigeons continuent de manger et c'est plusieurs milliers d'euros par mois, sans compter l'eau et l'électricité. C’est la misère."

Des aides existent mais lors du premier confinement, elle n’est "pas rentrée dans les cases". Elle espère donc cette fois-ci plus de soutien de la part de l’État. "Ce que je ne trouve pas normal, c'est que derrière chaque restaurateur se trouvent des producteurs et ça, on n'en parle pas. On est des oubliés. Le gouvernement parle énormément de ce qu'il voit, des restaurateurs parce qu'ils sont en ville mais nous, fournisseurs, on a l'impression de ne plus exister."

S’endetter et se diversifier dans l'attente

Pour survivre, Marie-Samuelle Bourreau s’est donc endettée "et pour un moment".

J'avais des projets de travaux mais j'ai dû abandonner tous mes investissements. Pour l'instant, il faut juste que je tienne le coup. Il va falloir plusieurs années pour remonter toute cette pente.

Elle espère une réouverture des restaurants fin janvier et surtout "que les gens ne se relâchent pas parce qu'un nouveau confinement serait vraiment une catastrophe".

Mais la Pornicaise n’est pas dupe et se lance dans un nouveau projet pour se diversifier en vue d’une nouvelle fermeture des restaurants. Elle va créer des bocaux avec "des produits gourmands de qualité" comme des rillettes, des pâtés ou encore des cuisses confites.

Marie-Samuelle Bourreau garde son grand sourire mais les temps sont durs. "Heureusement que j'ai un projet qui me permet de garder espoir et que je sais que les restaurateurs vont rouvrir, j'ai hâte. Mais en attendant, c'est une période très difficile à vivre."

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