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"C'est un délai habituel" : pourquoi le rachat de la Berri prend plus de temps que prévu

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Par , France Bleu Berry

Le rachat de la Berrichonne Football n'est pas encore acté. Mickaël Terrien, économiste du sport, nous explique les raisons d'une telle attente.

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- © Radio France - Sylvain ROGIE

Un mois et demi après l'annonce de négociations exclusives avec Abdullah Bin Mosaad, le rachat de la Berrichonne Football n'est pas encore officiel. Le 3 février, le club castelroussin a annoncé le report "de quelques semaines" du dossier. De quoi inquiéter les supporters castelroussins ? Pas forcément, répond Mickaël Terrien, économiste du sport et maître de conférence à l'université de Lille. "C'est un délai assez habituel, nécessaire aux deux parties avant la transaction. Du côté du vendeur, on s'assure que l'actionnaire a les moyens de payer car ça n'est pas le cas dans de nombreux cas de rachat potentiel. Et puis le vendeur va aussi s'assurer que le repreneur n'est pas n'importe qui", explique-t-il. "De son côté, l'acheteur va vérifier qu'il n'y a pas trop de cadavres dans les placards, qu'il n'y a pas de dettes cachées et il va éplucher la comptabilité du club", ajoute Mickaël Terrien, invité de France Bleu Berry.

Des documents supplémentaires doivent être fournis à la DNCG, la direction nationale du contrôle de gestion, qui est en quelque sorte le gendarme financier du football français. Mais elle ne peut absolument pas empêcher la reprise d'un club. "La DNCG a très peu de pouvoir. Dans des précédents dossiers, elle a déjà signalé que le repreneur n'était pas fiable mais ça n'a pas empêché les reprises. Elle a un rôle de conseil mais aucun pouvoir décisionnel", insiste Mickaël Terrien.

La baisse des droits télé, un obstacle pas insurmontable

Cette reprise potentielle de la Berrichonne de Châteauroux se fait dans un contexte particulier. La Berri lutte pour sa survie en Ligue 2 (20ème du classement après 25 journées) ; la crise liée au Covid-19 frappe durement l'économie ; les droits télé vont baisser du fait du désengagement de Médiapro. "Les pertes vont certainement s'amplifier pendant deux à trois ans. Les clubs vont avoir des difficultés. Peut-être que certains acheteurs vont hésiter", estime Mickaël Terrien. "Mais même quand il va bien, le football français perd de l'argent. La personne qui investit dans un club de foot doit savoir qu'elle ne rentabilisera pas son achat à travers des dividendes", précise-t-il.

Un club de football, ce n'est pas une vache à lait pour son propriétaire"

Pas missionné par le pouvoir saoudien

Un rachat de club par un investisseur étranger cache parfois une manœuvre géopolitique. Par exemple l'arrivée du Qatar au Paris Saint-Germain. En l'occurrence, à Châteauroux, ça n'est pas le cas. "Quand on dit que c'est un prince saoudien, on pourrait imaginer qu'il y a le pouvoir saoudien derrière. Mais en Arabie saoudite, il y a de très nombreux princes et Abdullah Bin Mosaad est assez éloigné du pouvoir", souligne Mickaël Terrien. "Il est là pour des raisons financières comme un européen ou un américain. La Berrichonne de Châteauroux viendrait se rajouter à sa galaxie de clubs", conclut l'économiste du sport.

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