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"C'est une mise à mort" : trois bars de la baie de La Baule fermés pour non-respect des règles sanitaires

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Par , France Bleu Loire Océan

Deux établissements de La Baule et un bar de Pornichet ont écopé d'une fermeture administrative pour ne pas avoir fait respecter les règles sanitaires. Le patron du Palio dénonce une "mise à mort", en pleine saison estivale.

Benoît Alers, le patron du Palio à La Baule, l'un des établissements fermés.
Benoît Alers, le patron du Palio à La Baule, l'un des établissements fermés. © Radio France - Adèle Bossard

Les fermetures administratives s'enchaînent dans les établissements de la baie de La Baule. Depuis mi-août, trois bars - deux à La Baule et un à Pornichet - ont été condamnés par la préfecture de Loire-Atlantique à une fermeture administrative de 15 à 30 jours pour non-respect des règles sanitaires imposées pour lutter contre l'épidémie de coronavirus. Le Palio et le Beer'n'Caps à La Baule, et la Terrasse à Pornichet doivent ainsi fermer en pleine saison estivale.

Le Palio est le bar le plus durement sanctionné : 30 jours de fermeture, du 14 août au 14 septembre. Il est reproché au gérant d'avoir laissé des dizaines de clients s'agglutiner sur le trottoir, malgré plusieurs avertissements. "Je serais dans le déni si je vous disais que tout le monde avait un masque et mettait du gel hydroalcoolique, reconnaît le patron, Benoît Alers. Oui, certaines choses n'ont pas été respectées, je l'admets." Mais il juge la sanction complètement démesurée, surtout dans une station balnéaire où le chiffre d'affaires se fait l'été. "C'est une mise à mort, juge Benoît Alers. Comment voulez-vous vous relever en rouvrant le 15 septembre ? On va perdre 30.000 à 40.000 euros, ce qui paie normalement le loyer, l'électricité ou les charges l'hiver".

L'arrêté de fermeture administrative est affiché sur la porte du Palio, à côté des règles sanitaires.
L'arrêté de fermeture administrative est affiché sur la porte du Palio, à côté des règles sanitaires. © Radio France - Adèle Bossard

Et pour Benoît Alers, qui est aussi l'un des représentants de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) en Loire-Atlantique, le protocole imposé aux établissements est très compliqué à faire respecter. "C'est très difficile parce que les gens oublient régulièrement de mettre leur masque quand ils se lèvent de table. On leur dit, mais on n'est pas constamment derrière eux et on n'est pas maître d'école non plus, estime-t-il. On fait tous le nécessaire... Mais j'ai l'impression que c'est une manière de nous dire qu'il est interdit de rire. Et je ne serais pas étonné qu'il y ait une fermeture des établissements dans quelques jours voire quelques semaines".

"Personne ne souhaite que les bars et les restaurants referment demain"

La préfecture de Loire-Atlantique, au contraire, assure que ces lourdes sanctions sont "adaptées à la gravité des manquements". Les services de la préfecture ont notamment constaté des attroupements devant des écrans installés pour suivre les matches de Ligue des champions ou des bars dans lesquels les clients sont installés aux bars, alors que le protocole l'interdit. "Beaucoup de contrôle ont été faits, sur le littoral mais aussi à Nantes et on a constaté que la quasi totalité des établissements respectaient les mesures barrières et faisaient beaucoup d'efforts pour cela, assure Johann Mougenot, le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique. Mais une minorité ne respecte pas ces mesures. Il est donc normal et juste que ceux qui ne les respectent pas soient sanctionnés."

Et pour lui, ces mesures sont aussi justifiées par la situation sanitaire. "Personne ne souhaite que les bars et les restaurants referment demain. Et si on veut éviter d'arriver à cette situation extrême, il faut faire preuve de discipline et respecter les mesures barrières", selon Johann Mougenot.

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