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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Ça devenait difficile à vivre" : l'émotion des gérants de cinémas à la veille de leur réouverture

Les cinémas se déconfinent ce mercredi, fermés depuis octobre 2020 à cause du Coronavirus. Dès demain, les cinés vont pouvoir rouvrir avec une jauge à 35% de la capacité d'accueil, pas de quoi effrayer les patrons des salles en Champagne-Ardenne, émus de retrouver leur public.

François Thirriot, directeur du Métropolis de Charleville-Mézières et président du syndicat français des théâtres cinématographiques
François Thirriot, directeur du Métropolis de Charleville-Mézières et président du syndicat français des théâtres cinématographiques © Radio France - Stéphane Maggiolini

J-1 avant que les salles obscures ne s'éclaircissent de nouveau. Les cinémas s'apprêtent à rouvrir ce mercredi 19 mai, après sept mois de fermeture en raison de la pandémie de Covid-19. En Champagne-Ardenne, comme dans le reste du pays, les équipes des cinémas s'activent pour terminer le nettoyage des salles et s'assurer du bon fonctionnement des machines, entretenues régulièrement durant la fermeture.

"C'est notre deuxième réouverture, on espère la dernière, mais on est rodé !" - Philippe Gasmi, directeur du Cinéma Gaumont de Thillois (Marne)

Les bornes de gel hydroalcoolique, les marquages au sol posés à l'issue du premier confinement sont encore en place : comme si la scène était figée depuis le 30 octobre dernier. "Il nous tarde de voir arriver nos clients, on veut juste faire notre métier. On est très heureux de pouvoir reprendre", résume Philippe Gasmi. Tout est déjà prêt pour accueillir les premiers spectateurs, mercredi à 13h : "ils sont fidèles, on sait qu'ils seront au rendez-vous, il y a une réelle attente", complète-t-il.

Philippe Gasmi, directeur du Cinéma Gaumont de Reims Thillois
Philippe Gasmi, directeur du Cinéma Gaumont de Reims Thillois © Radio France - Stéphane Maggiolini

Le carton des pré-ventes

Une attente qui se traduit par les nombreux messages de soutien reçus mais aussi les pré-ventes enregistrées pour les films diffusés dès ce mercredi. "Les places sont en vente depuis la semaine dernière, certaines séances sont déjà complètes", se réjouit François Thierriot, directeur du Métropolis de Charleville-Mézières (Ardennes) et président du syndicat français des théâtres cinématographiques. Il faut dire que l'offre est très variée avec une quinzaine de films à l'affiche dès cette semaine, certains étaient déjà en salle au moment de la fermeture en octobre, d'autres sont inédits. 

Le casse-tête de la programmation

Il y a près de 450 films qui sont en attente de sortie au cinéma. "C'est colossal et c'est ce qui change par rapport à juin 2020, là ça pose un vrai souci de gestion, ça demande une vraie organisation. Alors on ne doit pas sortir les 450 d'ici le mois prochain mais on doit réfléchir à une programmation juste et bénéfique pour chaque film", précise François Thierriot. Il prévoit 3 à 4 séances par jour et par film dans un premier temps, avec une dernière séance qui se termine vers 20h30 pour laisser le temps aux spectateurs de rentrer à la maison, avant le couvre-feu décalé à 21h dès ce mercredi.

Les affiches sont en place devant le Cinéma Métropolis de Charleville-Mézières
Les affiches sont en place devant le Cinéma Métropolis de Charleville-Mézières © Radio France - Stéphane Maggiolini

Redémarrage sous conditions

Le couvre-feu, c'est l'un des nouveaux éléments à prendre en compte au milieu d'un protocole sanitaire qui reste assez identique à celui en vigueur lors de la fermeture. Autre différence, la capacité d'accueil limitée à 35% dès mercredi, puis 65% le 9 juin et 100% le 30 juin. "On s'adapte, on sait faire. C'est un protocole qui nous convient, en plus on sait que les jauges et les horaires de couvre-feu vont évoluer toutes les 3-4 semaines. Ce qui compte c'est de pouvoir rouvrir", affirme le directeur du Métropolis.

"On attendait cette date avec impatience, ça devenait difficile à vivre. Économiquement, on a tous perdu de l'argent, heureusement qu'il y a eu les aides des pouvoirs publics et qu'ils ont appliqué la règle du quoi qu'il en coûte du président. Certains cinémas vont mettre plusieurs années à se remettre de ces deux fermetures en 2020 et 2021", lâche François Thierriot, président du syndicat français des théâtres cinématographiques.  

François Thirriot directeur du Métropolis de Charleville-Mézières
François Thirriot directeur du Métropolis de Charleville-Mézières © Radio France - Stéphane Maggiolini

En juillet 2020, le Palace d'Épernay avait été contraint de fermer ses portes un mois, faute de rentabilité, avec une fréquentation qui a chuté jusqu'à -92%. Cette réouverture, mercredi, se fait avec une joie immense mais aussi avec la peur de revivre un scénario similaire. "On fait un peu un saut dans l'inconnu. On espère que les spectateurs seront là, on est assez confiant quand même mais on fera le point après quelques jours. Pendant la fermeture, on était aidé financièrement donc on n'avait pas trop de soucis pour nos dépenses de fonctionnement et d'entretien, là ça va être différent", concède Matthieu Gerbi, le directeur adjoint du Palace.

"La nouvelle éco" de France Bleu Champagne-Ardenne, consacrée à la réouverture des cinémas

François Thirriot, directeur du métropolis à Charleville-Mézières

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