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Économie – Social DOSSIER : Vague de chaleur : conseils et infos pratiques

Électricité : pourquoi les éoliennes et le solaire fonctionnent mal pendant la canicule ?

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Par , France Bleu

Conséquence de la canicule exceptionnelle qui touche la France, la consommation d'électricité a atteint un pic mercredi 24 juillet. Un record estival peut-être battu ce jeudi. Et pourtant, la chaleur extrême complique la production d’électricité d'origine nucléaire, éolienne et même solaire.

Les panneaux solaires aiment le soleil, bien sûr… mais pas la chaleur. Au dessus de 25°C ils sont moins performants.
Les panneaux solaires aiment le soleil, bien sûr… mais pas la chaleur. Au dessus de 25°C ils sont moins performants. © AFP - PHILIPPE HUGUEN

La consommation d'électricité augmente sensiblement en période de températures caniculaires, à cause notamment des climatiseurs et ventilateurs. Le pic de consommation atteint mercredi et celui prévu jeudi ne devraient pas provoquer de pénurie. 

Pourtant il est plus difficile de produire de l'électricité lors des fortes chaleurs. 

Les panneaux solaires ont trop chaud

C'est un paradoxe, les panneaux solaires aiment le soleil, mais pas la chaleur ! Leur température idéale de fonctionnement c’est 25 degrés. Au-delà, ils perdent jusqu'à 25 % de leur production. Lors du pic de consommation d'électricité de mercredi (24 juillet 2019 à 12h45), le parc solaire français, d’une puissance théorique maximale de 8.612 MW (Mégawatt), n'a pu produire que 6.100 MW, soit 11% de la production nationale (RTE).

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capture d'écran RTE -

Réacteurs arrêtés ou au ralenti

Grâce à ses 58 réacteurs en activité, la France ne craint pas la pénurie lors de ces épisodes caniculaires, même s'ils obligent EDF à réduire sa production d’électricité d'origine nucléaire. Des réacteurs ont été arrêtés (centrale de Golfech dans le Tarn-et-Garonne), d'autres ont dû réduire leur puissance (à Saint-Alban en Isère et au Bugey dans l'Ain).  

Cette réduction de production est liée à la réglementation environnementale, qui vise à limiter les rejets d'eau chaude dans les fleuves et rivières afin de préserver au mieux la vie aquatique. Si ces rejets sont trop chauds, la reproduction des poissons (au delà de 28°C) est impactée et on le sait, l'eau chaude favorise le développement des algues vertes. "Ces rejets thermiques agissent comme une barrière qui réduit considérablement les chances de survie des poissons grands migrateurs, comme les saumons et truites des mers », affirme le Réseau Sortir du nucléaire cité par Le Monde.

Huit centrales sur dix-neuf sont particulièrement sensibles à la canicule

Mais la canicule pose d'autres problèmes aux centrales nucléaires. Si elles pompent une eau trop chaude dans les fleuves, elle n'est plus efficace pour refroidir. De même, si le niveau de l'eau devient trop bas, la centrale ne peut plus en prélever suffisamment et risque d’assécher le fleuve. Le risque est mineur sur la Loire ou le Rhône, mais il peut se poser, par exemple, pour la centrale de Civaux, au bord de la Vienne. 

Selon Pierre-Franck Chevet, l’ancien président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), cité dans Le Monde huit centrales – sur les 19 que compte la France sont "plus sensibles" aux effets de la canicule.

L'hydraulique plus stable

L’hydroélectricité dépend aussi du débit des rivières et des fleuves, mais également du stock des lacs artificiels. La gestion à long terme de ces stocks permet d'amortir l'effet des pics de chaleur. 

Lors de l'épisode de canicule de juin 2019, les cours d'eau alimentés par les pluies, étaient assez faibles mais le débit du Rhône était plutôt élevé par rapport à la moyenne saisonnière en raison de fonte des neiges tardives

Gérée habilement, l’électricité hydraulique a non seulement fourni de 11% à 17% de la production française, mais aussi permit d'adapter la production aux pics de consommation observe Le Monde.

L'éolien ne tourne pas

Lorsque la canicule est liée à la présence d'un anticyclone, il n'y a pas de vent. Les éoliennes sont paralysées. Elles ne produisent quasiment plus d'électricité. Ce fut le cas en 2003 sur l'ensemble de l'Europe. 

Ce fut encore le cas lors du pic de consommation enregistré mercredi 24 juillet à 12h45. Sur une puissance installée de 15.475 MW, les éoliennes n'ont pu produire que 814 MW soit 1% de la production (RTE).

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