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Cargill : la justice va-t-elle suspendre le plan social ?

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Par , France Bleu Nord

La CGT et les représentants du personnel de l'usine Cargill d'Haubourdin ont saisi la justice pour faire suspendre leur plan social, qui prévoit 186 suppressions de postes. L'audience avait lieu ce mardi matin devant le juge des référés de Lille. La décision sera rendue le 3 novembre.

Tandis que l'audience avait lieu à l'intérieur, devant le palais de justice de Lille, des salariés de Cargill et d'autres entreprises de la métropole lilloise étaient rassemblés.
Tandis que l'audience avait lieu à l'intérieur, devant le palais de justice de Lille, des salariés de Cargill et d'autres entreprises de la métropole lilloise étaient rassemblés. © Radio France - Cécile Bidault

La justice va-t-elle suspendre le plan social chez Cargill à Haubourdin, près de Lille ? Le comité social et économique (CSE), ainsi que la CGT de l'usine d'amidon ont saisi le juge des référés, c'est à dire le juge de l'urgence, et l'audience avait lieu ce mardi matin. 186 postes vont être supprimés, ce qui aboutira à 129 licenciements selon la direction, qui intègre des créations de postes. Ce plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a été validé par l'Etat.

Les salariés ont donc décidé de prendre le problème sous l'angle judiciaire. Ils demandent la suspension de ce plan, au motif que la direction de l'entreprise met la santé des salariés en danger : la charge qui pèse sur les salariés qui restent serait beaucoup trop lourde. "On a tout fait pour démontrer au juge que Cargill viole la loi", explique l'avocat du CSE et de la CGT, Fiodor Rilov, "il faut que ça cesse. La seule manière de faire cesser cette violation de la loi, c'est de suspendre la restructuration".

Un plan pas encore mis en oeuvre, selon la direction

Lors de sa plaidoirie, l'avocat de la direction de Cargill a mis en avant des évaluations des risques psycho-sociaux effectuées régulièrement. Il a également assuré que le plan de restructuration n'était pas encore appliqué : jusqu'au 30 septembre, les salariés pouvaient encore se porter candidats pour un départ volontaire.

On est submergés de travail

Pourtant au sein de l'usine nordiste, Stéphane Pachy, mécanicien depuis 26 ans, assure que la situation est déjà dramatique : "on est complètement diminués, on n'a plus les compétences. On est submergés de travail, car la moitié de l'usine est supprimée. Beaucoup de personnes sont en arrêt, en burn-out".

Délibéré le 3 novembre

Les salariés doivent attendre le 3 novembre pour connaître la décision de la juge, mais à cette date-là, les premières lettres de licenciements seront déjà arrivées dans les foyers. Malgré tout, les représentants restent combatifs : "ce n'est pas un baroud d'honneur", promet Jean-Luc Butez, élu au CSE, "on a plusieurs procédures en cours. On se bat sur tous les fronts. On ne lâchera rien".

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