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Économie – Social

Un accord majoritaire portant sur 3.000 départs maximum trouvé chez Carrefour

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Par , France Bleu

L'accord de rupture conventionnelle collective négocié depuis fin mars entre la direction de Carrefour et les syndicats va pouvoir entrer en vigueur. Force ouvrière et la CGC qui représentent plus de 50% du personnel vont signer. Jusqu'à 3.000 départs sont prévus dont 1.230 suppressions de postes.

L'accord de rupture conventionnelle collective portant sur un maximum de 3.000 départs dans les hypermarchés Carrefour va pouvoir entrer en vigueur ont annoncé les syndicats le 14 mai 2019
L'accord de rupture conventionnelle collective portant sur un maximum de 3.000 départs dans les hypermarchés Carrefour va pouvoir entrer en vigueur ont annoncé les syndicats le 14 mai 2019 © Maxppp - Julio PELAEZ

Les caisses des stations d'essence, les rayons hifi-électroménager et bijouterie, le traitement des recettes en magasin, l'encadrement et les services de paie : c'est à ces secteurs que va s'appliquer l'accord de rupture conventionnelle collective (RCC) voulu par Carrefour. Le géant de la grande distribution entend se recentrer sur l'alimentaire.

3.000 départs maximum

Négocié depuis fin mars entre la direction du groupe et les syndicats, ce projet prévoit 3.000 départs maximum dont 1.230 suppressions de postes. Deux organisations pesant plus de 50% du personnel, Force ouvrière (46%) et la CGC (7%) l'ont validé. Force ouvrière, première organisation syndicale chez Carrefour, avait fait savoir dès la présentation du projet d'accord qu'elle le signerait, ses demandes ayant été prises en compte, notamment sur la question du volontariat. La CFE-CGC, par la voix de son représentant Thierry Faraut, a indiqué à l'AFP qu'elle signerait ce mardi.

L'accord stipule qu'aucun départ contraint ne pourra avoir lieu à l'issue de la phase de volontariat, entre le 31 décembre 2019 et fin 2020.

Entrée en vigueur estimée en juin

Insuffisant pour la CGT qui ne "signera pas un accord qui détruit l'emploi", a indiqué Philippe Allard, délégué de groupe, à l'AFP. La CFDT fait état de "80% de retours négatifs" de sa base dans l'entreprise et ne signera pas non plus selon Sylvain Macé, délégué syndical central.

D'après ce dernier, l'accord prévoit une clause de rendez-vous d'ici à la fin de l'année, ouvrant la possibilité d'un avenant permettant "d'augmenter le nombre maximum de départs visés". "On ne peut pas donner un chèque en blanc à l'entreprise". Il estime aussi que l'ouverture des départs volontaires alors que des secteurs sont supprimés, comme la bijouterie et l'électroménager, "met ces salariés dans des situations intenables" et que le délai imparti (jusqu'au 31 décembre) est insuffisant pour construire un projet professionnel ou obtenir un reclassement.

Une fois formellement signé par les deux syndicats, l'accord sera soumis à la direction régionale du Travail (Direccte) pour une entrée en vigueur estimée en juin. Il prendra fin le 31 décembre 2019.