Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

CARTE - Grogne des étudiants : plusieurs universités bloquées, occupées ou sous tension

vendredi 30 mars 2018 à 17:18 Par Germain Arrigoni, France Bleu Auxerre, France Bleu Bourgogne et France Bleu

Incidents et blocages se multiplient au sein des universités et ont pris de l'ampleur après la violente agression contre des étudiants à Montpellier alors que les examens approchent et que la délicate réforme de l'enseignement supérieur commence à s'appliquer.

L'université Toulouse-2 Jean-Jaurès est touchée par la contestation depuis décembre
L'université Toulouse-2 Jean-Jaurès est touchée par la contestation depuis décembre © AFP - Tien Tran / Hans Lucas

Comme un léger parfum de Mai-68 ? Les blocages d'universités contre la loi "orientation et réussite des étudiants" (ORE) se multiplient en France et élargissent leurs revendications sur fond de "convergence des luttes", de Bordeaux à Paris.    

Des blocages ponctuels touchent depuis le début d'année certaines facs pour protester contre cette loi adoptée mi-février qui fixe des pré-requis pour choisir les étudiants et la nouvelle plate-forme d'inscription aux études Parcoursup dénoncée comme un "outil de tri social".  

L'étincelle venue de Montpellier  

Dans la capitale, où des étudiants réunis en assemblée générale ont voté lundi le blocage de trois sites de Paris 1 Panthéon-Sorbonne dont celui de Tolbiac, le président de l'université n'exclut pas une intervention policière.  

A Toulouse, où l'université Jean-Jaurès est bloquée depuis trois semaines  par des étudiants et des personnels de la faculté, la poursuite du mouvement a été votée jeudi.

Un campus de l'université Lille 2 a été fermé par prévention mercredi à l'occasion d'une manifestation d'étudiants, tandis que d'autres mouvements sont en cours, notamment à Bordeaux, en solidarité avec les salariés de l'usine Ford de Blanquefort qui luttent contre la fermeture de leur usine. 

A Bordeaux, le site de la Victoire est occupé depuis deux semaines.

A Montpellier, 3.000 étudiants ont voté mardi une "occupation active de manière illimitée" de celle de Paul-Valéry. Dans cette ville, l'évacuation musclée d'un amphithéâtre occupé par des grévistes la semaine dernière à la faculté de droit de Montpellier semble avoir catalysé le mécontentement dans d'autres académies, en solidarité avec les étudiants malmenés. L'ex-doyen de la faculté Philippe Pétel a été mis en examen pour "complicité de violences".   

A Nancy, la faculté de lettres est bloquée depuis le 22 mars. Plus aucun cours n'est assuré. Le mouvement a été reconduit mercredi en assemblée générale. Une centaine d'étudiants ont manifesté en ville en soutien aux étudiants des facultés de Lille et Montpellier victimes selon eux de "violences policières et fascistes".

A Dijon, l'occupation d'une salle du bâtiment Droit-Lettres se poursuit sur le campus. Une centaine d'étudiants et lycéens ont voté la poursuite du mouvement ce vendredi midi en assemblée générale.

Mouvement imprévisible avec les examens qui approchent ?  

La ministre de l'Education supérieure Frédérique Vidal a appelé jeudi à l'apaisement dans les universités, tout en fixant comme "lignes rouges" les violences et la tenue des examens dans de bonnes conditions.  

Le président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) juge "imprévisible" la suite du mouvement mais craint une exacerbation des tensions, alors qu'approchent les examens prévus fin avril et courant mai.  

L'UNEF a appelé à amplifier le mouvement contre la loi, tandis que l'Union des étudiants communistes, qui salue de "véritables démonstrations de force", appelle les étudiants à "ne pas laisser briser leur mouvement" et à le poursuivre jusqu'au 19 avril, journée nationale de mobilisation interprofessionnelle proposée par la CGT.  

La liste des universités perturbées (au vendredi 30 mars, source Visactu)  

  - Visactu
© Visactu -
  • Montpellier 

L'université est fermée jusqu’au 3 avril après des incidents violents.  Le doyen a démissionné, placé en garde à vue, il est personnellement mis en cause.  

  • Nantes 

AG et blocages se multiplient. Après une journée d'action le 28 mars, d'autres journées de mobilisation ont été votées pour le 7 avril, le 12 avril, le 14 avril et le 19 avril. 

  • Lille 

L'Université de Lille-2 est fermée depuis le 28 mars après plusieurs jours de tensions. 

  • Paris 

L' Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (site de Tolbiac) est occupée jusqu’au 3 avril.  

  • Bordeaux 

Le site de la Victoire est occupé depuis 11 jours.  

  • Toulouse 

L'Université Toulouse-2 Jean-Jaurès (Mirail) est touchée par la contestation depuis décembre. Le Miral est également bloqué depuis le 7 mars et il a été reconduit au moins jusqu'au 3 avril.  Dijon Plusieurs locaux de l’université de Bourgogne sont occupés.  

  • Rouen 

Le blocage partiel de l'université a été voté mercredi 28 mars.  

  • Caen 

Le blocage, mercredi 28 mars, n'a pas duré. Les étudiants ont été délogés par la police.  

  • Rennes 

La contestation a gagné l'université de Rennes 2 depuis plusieurs mois, où au moins un amphithéâtre est occupé. 

  • Nancy

La fac de Lettres est bloquée depuis plusieurs jours.

  • Dijon

Une quinzaine de personnes ont déjà passé la nuit de jeudi à vendredi dans une salle du bâtiment Droit-Lettres qu'ils vont continuer à occuper jusqu'à au moins mardi.